SONS OF SECRET – The dancefloor killers

Written by Ennemi on octobre 23rd, 2010

Staying alive

Après un 3 titres confidentiel intitulé Contagion, le groupe balance un 1er album de metal aux influences diverses et variées, le tout brassé en un pot-pourri parfois déconcertant. Le groupe fait preuve de pas mal d’humour dans sa bio, un humour auquel j’adhère d’ailleurs, et ce penchant fun va se retrouver dans la zique, chose à laquelle j’adhère moins par contre. Reprenons du début : 11 titres d’un metal emprunt de neo, de thrash et d’autres trucs plus ou moins identifiables mais qui dotent le groupe d’une personnalité bien affichée. La vieille école n’est pas la référence ici, et les fils du secret empruntent plus à la nouvelle vague en la martyrisant pour en faire leur chose, parfois au détriment de l’homogénéité et de l’agressivité. Malgré une production correcte et un sens du rythme certain, à aucun moment j’ai eu l’impression d’en prendre plein la poire. Cela n’est pas grave en soi puisque le groove délivré et quelques accélérations thrashisante maintiennent la tension, mais à partir du titre 7, il y a des curiosités dans les titres, le fun et l’originalité qui débarquent, mais qui me semblent plomber les titres. Le refrain de Sons of the dead me parait toujours bizarre et déplacé à chaque écoute, la coupure dans Another TV show casse le titre de manière amusante mais musicalement ça pète tout. Côté influences, j’ai du SYSTEM OF A DOWN dans les vocaux sur Contagion (peut-être est-ce là le fait de l’invité sur ce titre?), et dans le groove parfois des traces de WILD KARNIVOR ; un peu de rock’n'roll dans Z… un peu de tout partout à vrai dire et c’est là que le groupe se perd à trop vouloir en mettre dans les esgourdes. Des fois ça passe bien, des fois moins. Et j’ai eu beau écouter l’album, il est difficile de mémoriser facilement une mélodie ou de tenir un riff qui accroche l’oreille et décroche la gueule. Heureusement le titre 10 me fait espérer pas mal de bonnes choses au niveau riff. Le meilleur titre de l’album, avec des coupures dans tous les sens, comme un condensé de toute leur capacité, et la voix magique de Arno Strobl (ex-CARNIVAL IN COAL). Un 1er album manquant encore de maturité mais affichant un groupe bardé d’idées et surtout avec une personnalité qui se démarque de la masse. Il est certain que seuls ceux qui prennent des risques peuvent se planter, mais si cette fois n’est pas la bonne, je suppose que le prochain album pourrait l’être.
2008 – Album CD – Autoproduction
5/10

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