Et encore des jeunes aux dents longues chez KLONOSPHERE qui sort là, marque de fabrique du label, un groupe de metal moderne, seule étiquette convenable tant ce genre s’éloigne des classifications classiques actuelles, tout en empruntant à divers courant de multiples influences. Le mélange est ici bien branlé puisque la mixture prend bien. Pour l’ingrédient principal et le plus savoureux on retiendra le postcore mais très emprunt de metal moderne. Un abâtardissement de qualité qui laisse affleurer des influences métalliques diverses, le néo-thrash en tête, même si eux revendiquent le deathcore et sa brutalité, problème de référentiel certainement car la brutalité n’est pas ce qui m’a le plus marqué ici. En fait plus j’écoute leur album, plus ça me donne l’impression d’entendre une version d’un CULT OF LUNA qui n’aurait pas la volonté d’attendre, qui voudrait aller de suite au cœur de l’action, sans les interminables montées en puissance qui peuvent surtout endormir l’auditeur impatient. Non, ici, on va droit au but, directement dans les passages musclés, mais toujours tempérés par des riffs mélodiques et couillus, et, c’est là où ils sont bons, tout en maintenant une ambiance à la fois pesante et hargneuse. Mais c’est aussi là que le bât blesse car l’homogénéité de cette ambiance étouffe, on aurait envie que ça pète un bon coup, ou à l’inverse d’avoir des passages planants (seul le titre Passage répond en partie à mes attentes pour ça), car les rythmiques déstructurées en salve, c’est sympa, ça donne un côté très bulldozer, mais sur la longueur on a envie que le bull débraye et passe la seconde. Côté forme, c’est nickel, ça joue bien et c’est un régal à entendre grâce à la production puissante qui marie bien le couple batterie-guitares sans toutefois trop écraser la basse. Quant au chant, on reste dans des beuglements de bon aloi, par moment bien couplés au riffing, à d’autres moments entrainant et créant leur propre ligne, et dieu merci, ces bruits de gorge ne sont pas dans les aigües, sinon l’écoute en aurait été écourtée. L’incursion death (riff et voix gutturale) au début de Calvaire est monstrueuse, on est juste en droit de leur demander de réitérer ce genre de chose. Bon, tout ça pour dire que cet album est sympa même si des moments de folie et/ou de calme saupoudrés tout au long de l’album auraient été les bienvenus ; mais plus d’atouts que de griefs, et puis merde, le tout est servi dans un beau digipack, moi je craque.
2011 – Album CD – Klonosphère Propagande
6,5/10
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NEPHALOKIA – Sunshine
Mardi, décembre 20th, 2011
