Quand ce mec dort-il? En sus de son label, il mène plusieurs groupes, dont AURVANDIL, ce dernier ayant une cadence de production soutenue, sans atteindre heureusement le foisonnement nocif de certains pollueurs de scène (DTL par exemple?). Cette fois c’est un long EP de 42 minutes (!) qui nous est servi, un EP aux titres majestueux et violents. Le titre introductif Peregrination I est paradoxalement le titre le plus intéressant, et surtout différent du reste de cette release, car proposant une mélodie simplement jouée de manière acoustique pour se prolonger avec plus de couilles par la suite, une mélodie entêtante et finalement une accroche facile pour se mettre l’auditeur dans la poche. Pour les trois longs titres AURVANDIL propose un black metal oscillant entre violence et parties plus atmosphériques. La particularité de la zique est d’avoir un bloc unifiant les différents instruments mais un bloc bien aéré puisque la basse bourdonne agréablement (avec quelques moments sympa comme dans Over the seven mountains) se dégageant de l’ombrage de la gratte plutôt perchée dans les tonalités aiguës (avec toujours quelques solii lumineux), avec par moment un synthé qui est déterminant dans la tournure de certains passages. L’ambiance est à tendance épique, et ce que je regrette par moment c’est justement le manque de passages aux mélodies plus sombres ou plus glaciales. Pas de happy metal ici toutefois, mais le black metal s’apparente plus à une invitation au voyage, qui s’appréciera si l’on se plonge dans les textes et si on se laisse guider la pochette. D’où le regret également de ne pas avoir un artwork plus fourni pour profiter pleinement de l’excursion dans le grand nord. Le train c’est mieux avec des banquettes non? L’outro confirme mon impression que le groupe pourrait facilement prendre une autre tournure avec des mélodies légèrement plus tragiques. Un bon black donc, qui tient la route sur la longueur, et même s’il manque encore un petit quelque chose dans la forme, l’âme du projet est déjà bien en place.
2010 – EP K7 – Cold Void Emanations
7,5/10
aurvandil
...now browsing by tag
AURVANDIL – Ferd
Vendredi, août 13th, 2010Posted in Black Metal | No Responses »
Tags: aurvandil, black metal
DEAD AS DREAMS / AURVANDIL – Adrift
Vendredi, août 13th, 2010Ah TOUR DE GARDE, quel beau label! Toujours fidèle à l’UG, notre ami québécois prospère encore avec des démos cassettes, permettant aux farfouilleurs des souterrains de trouver encore et encore des perles comme c’est le cas présentement. DEAD AS DREAMS nous promet des lendemains qui chante avec son titre de 10 mn au son caverneux, parfait son de gratte selon moi pour une démo. La production ne sera pas clair et javellisée, on s’en doutait, mais on dira bien ce qu’on voudra, ce type de production est parfaite pour une démo et surtout pour poser l’ambiance de ce que doit être le black : crade, étouffant et sombre. La batterie est reléguée légèrement derrière les grattes, même si on devine qu’elle sonne bien, notamment les cymbales, ce qui fait que les parties rapides passent comme papa dans maman. Le mec n’a pas oublié de pondre de bonnes parties de gratte, merci pour nous, puisque les riffs accrochent et distillent une noirceur palpable. Pas de merde dépressive ici les gars, juste du bon black. Côté vocaux, une voix écorchée, et dommage à cause de la prod, mais il y a une voix qui lorgnerait plus vers le death mais mal mise en valeur. 10 mn qui passent bien mais l’outro aurait pu être raccourcie. AURVANDIL n’est pas un médicament mais le one-man-band de la personne derrière COLD VOID EMANATIONS. Deux longs titres sont proposés, et je passerai aisément sur le 1er, non pas qu’il soit nul, mais j’ai rien retiré de spécial dans l’allongement de blasts malgré des riffs carrés et une atmosphère qui se précise déjà. Le second titre est largement au-dessus, avec une entrée aux riffs prenants et hypnotisant, et pose là une ambiance bien plus noire que précédemment. Le truc bien avec un riff qui tue c’est qu’on peut le répéter sans cesse, ça passe très bien. Faudra voir quand même à pas trop exagérer là dessus pour les futures compos, car la notion de riff qui tue étant plus que subjective, d’autres auront certainement moins de patience. Les riffs (oui il y en a quand même plusieurs) de ce second titre de 8 mn sont très convaincants et la boite à rythme, malgré une programmation relativement simple, n’est pas un handicap, sa sonorité se fondant très bien dans la production assez raw. Le plus de taille ce sont les solii amenant une clarté auditive tranchant agréablement avec le reste. Des idées et des riffs excellents, y’a plus qu’à poursuivre. Une tape intéressante donc, avec deux groupes étant sur la même longueur d’onde.
2009 – Split K7 – Tour de Garde
7/10
Posted in Black Metal | No Responses »
Tags: aurvandil, black metal, dead as dreams

