Certains groupes ont tout compris : un titre d’entrée qui casse tout, comme ça les hostilités sont clairement déclarées. Les couilles posées direct sur la table pour montrer qui est le patron. Ça me plait. Un riff ultra massif, monstrueux tant il en impose, sur lequel plane l’ombre d’un ange morbide. Doublé d’une voix death classique qui sied à merveille à la zique, à l’élocution et au phrasé parfaits. Raa ça y est, l’extase. Y’a vraiment rien d’original là-dedans mais quand ça envoie la purée avec un tel brio, impossible de ne pas adhérer. Les hostilités sont bien entamées mais il y a encore 4 titres derrière qui vont juste enfoncer le clou. Du riff avant tout, une personnalité bien affirmée et une ambiance appuyée par un synthé qui sait rester à sa place. Il manque juste quelques solii et là ça pourrait être parfait, encore qu’ils s’en sortent bien pour balancer des titres non linéaires, avec pas mal de breaks intéressants, et où les guitares restent le pilier principales des structures. Le batteur est carré, et son jeu quasi-martial colle bien à l’atmosphère, de la rigueur, pas de folie, une présence indéfectible et solide. Quelques morceaux contiennent des passages fabuleux, outre l’entrée du 1er titre, plus axé vers une ambiance spatiale et nébuleuse comme le début de Every cloud has a silver lining, chose non poursuivie dans le reste du morceau, gnn, sacripants ; ou encore la bonne partie de basse tourbillonnante de Hourglass. 5 titres homogènes qui vont droit au but, sans rien inventer, là n’est pas le propos, mais ils affichent tout de même une forte personnalité. J’apprécie particulièrement leur type de jeu glissant des passages un poil plus technique sans en faire un empilement dégoulinant de notes et de tout un tas de bordel masturbatoire. Des passages imparables, des riffs accrocheurs, une prod correcte, que foutent les labels ?
2011 – MCD – Autoproduction
8/10
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