Toutes les gloires de l’underground du nord sont là mon pote : des mecs de KRISTENDOM, SPIRITUAL DISSECTION, WENLOCK pour nous offrir un metal n’ayant absolument rien à voir avec tous ces groupes. Résolument moderne, leur metal impressionne pour son côté déshumanisé (un peu trop), à la tonalité quasiment industriel (guitares d’un tranchant exemplaire, batterie tellement martiale qu’on se demande si c’est un humain qui en joue) contrebalancée par un chant étonnant qui fait penser par bien des aspects à Mike Patton (moins de variations heureusement), alternant entre chant clair, scandé et un peu forcé, mais pas trop. Ce ne sont pas brutes monsieur. C’est peut-être ça qui manque d’ailleurs, un peu de bourrinage, même si certains passages sont bien velus (entre autre l’entrée de Loser) et me laissent du coup encore plus sur ma faim, puisqu’ils me narguent ces outrecuidants, ils montrent qu’ils peuvent le faire, mais n’y tiennent pas. D’ailleurs c’est comme les solii, ils sont plutôt bien branlés mais un peu plus ça aurait été encore mieux, surtout quand on n’est pas manche. Sinon ce sont les rafales qui prédominent, les rythmiques à te faire baver convulsivement au bout de 2 minutes, tous ces trucs tellement modernes que couplés à cette production lisse comme un cul de pin-up ça te donne l’impression d’écouter une BO de film de sci-fi. L’intro aborde l’aspect electro de façon convaincante, et le dernier titre (non listé) est une reprise bluesy de leur Pig Song, fumée de cigarettes et haleine de cendrier inclus, ça me plait mais dommage c’est fini ; encore une fois une putain d’ambiance, mais quelque chose de pas assez exploité. Ça sonne tellement différemment de l’original qu’on croirait vraiment une compo originale en guise d’outro. Bon premier album avec des idées intéressantes qui affleurent sous un aspect un poil trop monolithique. Même si après maintes et maintes écoutes, toujours plus de détails se révèlent. Putain l’album qui va me rendre dingue, toujours cette impression de ne pas avoir tout capté. Maudits.
2012 – Album CD – Klonosphère Propagande
6/10
Thrash
...now browsing by category
HOTROAD – Insanity
Mercredi, juin 8th, 2011Les années 80, beaucoup en sont nostalgique sans les avoir vécues, qu’est-ce que c’était bien le metal à cette époque, et les gens étaient bien plus sympas que maintenant, plus d’entraide etc. Du fantasme à la pelle et des envies de retrouver cette belle époque avec la formation de groupes tantôt ringard, tantôt énorme. HOTROAD appartient à cette dernière catégorie : on a vraiment l’impression qu’ils sont sortis du freezer où ils attendaient patiemment depuis 30 ans. Même la pochette dégueulasse, qui évoque une nature morte, semble avoir été peinte à l’époque où les nuques longues étaient respectées. Musicalement leur thrash est tellement pur, encore tant emprunt de heavy viril, qu’on en pleurerait. C’est simple, on pense rapidement à un croisement des premiers METALLICA, mâtinée d’ANTHRAX avec pas mal de MEGADETH. Parfois le chanteur, et même quelques riffs rappellent SEPULTURA époque Beneath the remains (Mind pollution ou encore Fear of the unknown), sans le côté brutal toutefois. Les parties de grattes, autant rythmiques que solos, sont excellentes et parfaitement portées par un batteur, qui sans en faire des tonnes, propose des arrangements agréables, chose appréciable en ce temps du règne de la toute puissante batterie dans les productions à la mode. On peut trouver quelques plans naïfs, mais tout est tellement entrainant qu’on se laisse vite prendre par ce thrash qui n’oublie jamais ses racines heavy, voir rock’n'roll (Let it be written). Le genre d’album qui fait pousser la nuque longue et rend la Kro tiède absolument délicieuse. Du metal au sens strict et pur du terme, un régal absolu qui se termine en apothéose avec un instrumental brillant. Excellent !
2010 – Album CD – Autoproduction
8/10
ASHKA – Ritual
Jeudi, février 17th, 2011Étonnant ce groupe, qui varie de l’excellent au passable , on lui reconnaitra quand même de ne jamais virer dans le naze, ce qui est déjà pas mal. Le label met en avant une foultitude de chose qui ne sont que des arguments marketing laissant insensible le chroniqueur du souterrain que je suis. Difficile de dire que ASHKA joue tel ou tel style, c’est du metal moderne certes, mais on se rapprochera des tonalités du thrash très moderne, pas la peine de sortir ta veste à patch, coupe ta nuque longue, ici c’est le neo-thrash qui est de rigueur. Pas de jump parties toutefois, ouf, merci, mais un metal assez couillu par moment qui lorgne parfois vers le death mid tempo propre à SIX FEET UNDER (sur l’excellent Flesh Breath c’est presque un hommage aux ricains avec un riff rampant et bourdonnant). Mais parfois hélas ça tombe pas loin du gnan gnan dispensable, pas loin parce que le gratteux a toujours un bon riff dans sa besace pour rattraper le coup, mais sans rehausser le titre (Struggle au secours mais non merci – ça fait office de break dans l’album, mais dans tous les sens du terme). Leur MCD est consistant et diversifié, 25 minutes, un bon point mais si les trois premiers titres sont brillants, on ne peut pas en dire autant de la suite, dont ce putain de Struggle mou du bide. C’est à partir de ce moment là que ça part en couille, et le groupe redresse difficilement la barre par la suite, même si les titres n’atteignent pas l’excellence du début, on sort de l’ornière dans laquelle on est plongé au titre 4. La chanteuse se débrouille bien dans les trois types de chant (clair, growl allez léger mais suffisant, et criard bien triquant) et n’abuse pas trop du chant clair, qui est parfois très bien utilisé (Nameless). Le gratteux est assez inspiré, sur Ritual et Flesh Breath c’est carrément bien, il ne manque plus qu’un peu plus de niak au niveau de la batterie pour que ça cogne. Qu’ils repondent des titres dans les lignée des trois premiers et ça sera parfait. Ce deuxième MCD nous permet de voir qu’il y en a sous le pied, même si les compos sont assez simples, car une efficacité certaine est bel et bien là.
2011 – MCD – M&O Music
5,5/10
MISTAKEN ELEMENT – Mind over matter
Jeudi, février 3rd, 2011Ils ont pas eu les couilles de signer GOJIRA à leurs débuts, mais le groupe a marché, peu importe, ils ont récupéré d’autres gus ayant prospéré dans le sillage des sudistes : MISTAKEN ELEMENT. Ce second album m’a permis de me familiariser pleinement avec ces représentants d’une nouvelle école de metal à la française. Oui cocorico les amis, malgré des influences évidentes de groupes cotés comme THE HAUNTED (période Revolver, album très mésestimé), on tient là un disque au caractère tranché et affirmé. Les premières écoutes m’ont gonflé les couilles comme des pastèques, mais au final de multiples point d’accroches sont disséminés ici et là, et si tous les titres ne m’emballent pas le steack, il y en d’autres qui me le rendent turgescent. Musicalement, c’est le thrash moderne dans toute sa splendeur largement coupé au death soft mais sans sombrer dans la soupe mélodique pour pisseuses. Curieusement les 1er titres ne m’ont pas fait trembler le prépuce malgré la puissante teneur en grosses guitares et rythmiques et c’est à partir du génial Save me que la grenadine commence à monter. À partir du là c’est quasiment que du bonheur. Et en grande partie grâce au chanteur avec son timbre gueulé mais chanté – assez balèze le mec. On sent les modulations vocales qui font clairement la différence avec un brailleur lambda aux lignes vocales plates. Dommage cependant que les riffs n’accrochent pas plus malgré quelques excellentes mélodies (Mass machine notamment), le tout étant plutôt concentré sur le travail rythmique très efficace et parfaitement secondé par le batteur. Le bassiste se permet quelques envolées sympathiques peu mises en valeur vu la production. Vieux de la vieille, barrez vous, place aux jeunes. Ils manquent de testostérone mais ont les dents déjà bien aiguisées.
2009 – Album CD – Holy Records
7/10
NO FLAG – Spit english or die
Jeudi, décembre 30th, 2010Des vieux de la vieille, non adeptes de productivité, c’est tout à leur honneur, puisque depuis leurs débuts (1991) on compte un EP et deux albums. Un simple coup d’œil au titre indiquera les racines du groupe ainsi qu’un penchant très prononcé pour le second degré. On évitera toutefois de trop se pencher sur la pochette assez particulière (quoique pas déplaisante) pour s’enfiler leur thrash furieux et original grâce à quelques petites injonctions d’éléments perturbateurs assez bien sentis. L’esprit des mosheurs est en eux, et c’est bien une mixture thashisante aux relents hardcore remuante qui est assenée. Globalement c’est bien foutu, car les titres compacts vont droit au but, tempos toujours soutenus et grattes bien tranchantes plaquant un riffing carré, le genre de zique qui doit fédérer tout le monde dans le pit. Le seul hic serait le manque de riffs réellement percutants qui foutent la hargne, chose qu’ils sont toutefois capable de faire, j’en veux pour preuve le monstrueux Eat my knee, avec le genre de partie pour se démettre les cervicales et casser le mobilier chez soi. Dommage que le reste n’atteigne pas ce niveau de rage et d’agressivité communicatives. C’est tout de même très correct, mais quand on balance dès le deuxième morceau un truc du genre, faut assurer derrière. Il y a l’excellent A lack of order qui remet du baume au cœur avec des backing vocaux qui ne dépareilleraient pas chez NAPALM DEATH, du coup tout le titre en est transformé, un pur régal. Un autre point positif c’est leur propension à pondre des titres efficaces et suffisamment différents les uns des autres pour ne pas s’emmerder. Par contre l’aspect rigolus prend trop le dessus dans les vocaux (Deadbeat and proud ou encore Dickheads, bastards and assholes all together, tout un programme en somme mais intéressant avec des voix proches de SYSTEM OF A DOWN), on sent que le mec s’éclate, mais moi beaucoup moins. Un album correct mais surtout utile pour réviser ses gammes avant d’aller les voir en concert.
2008 – Album CD – 666 Production
5,5/10
KRAKEN – Violence is truth only death is real…
Lundi, novembre 29th, 2010Ce jeune groupe à la mode de Caen balance là son 1er MCD très rapidement après une démo (2008). De l’aveu même du groupe, la 1ere démo était perfectible, notamment du point de vue de la production. Ici la production est pas dégueu, surtout pour de l’autoproduction, même si dans ma caisse ça sonnait comme si un mauvais encodage avait été fait. En fait sur une bonne chaine ça sonne beaucoup mieux, même si les basses sont trop poussées en avant…peu importe, c’est pas le plus important dans la démo. Ça donne même un côté raw bien agressif et rentre dedans, son qui convient donc parfaitement au style. Le gratteux revendique des influences allant du thrash old school au revival en passant par tout le spectre du thrash moderne. Dans leur cas, on ne peut pas dire qu’ils soient franchement dans un style ou un autre. C’est pas old school, mais pas moderne non plus. Disons que leur thrash est bourrin et rentre dedans sans donner dans le mélodique, basé sur la rythmique carrée et rapide, ponctuée ici et là par quelques solii qui parfois manquent hélas de fluidité. Pas de mélodie donc, mais une paire de riffs à te démembrer le fion comme dans Bloody slicer ou l’excellent et très nerveux Hell’s gate. La voix quant à elle est dans un registre core qui en rebutera certainement plus d’un, mais qui sera la seule touche thrashcore du groupe. Quelques fortes redondances dans certains titres au fil des écoutes, mais y’a des idées à mettre à profit et vu certains riffs décochés, on peut espérer par la suite des titres qui défoncent tout.
2009 – MCD – Autoproduction
6/10
314 PROJECT – Interview 2010
Jeudi, novembre 25th, 2010
314 PROJECT est un de ces nouveaux groupes qui brouille les genres en proposant leur premier MCD autoproduit, mélangeant le thrash et le power saupoudré de stoner. Le résultat est énergique et résolument moderne, et c’est Simon, le batteur, qui a en charge de défendre le bébé. Interview faite fin de l’été 2010 par mail.
1- Salut les gars… Alors les retours, ça donne quoi? La presse est en effervescence? Et les auditeurs lambda vont ils assailli de mails d’encouragements?
Hé ben je peux toujours faire les courses peinard et me balader sans signer 3000 autographes héhé. J’ai quand même croisé quelques personnes qui m’ont dit du bien de l’EP et des concerts. On a eu des bons commentaires myspace aussi ! Pour les critiques de notre EP Decieve the Crooks, On a eu de tout. Du très bon de A à Z comme du mauvais (dans une moindre proportion). On apprend vite à reconnaitre ce qu’il y a à prendre et à laisser, ce qui peut nous aider, et ce (bon comme mauvais) qui n’est pas toujours justifié…
2- Je pense qu’on ne va pas couper à l’explication de texte… pourquoi 314 PROJECT? Et pourquoi pas 421? C’est le nombre de projets faits auparavant? Allez, dites nous tout.
Elle ne va pas être bien longue l’ explication de texte ! Il nous fallait un nom très rapidement car on était pris par le temps dans le cadre d’un concours, et c’est sans trop réfléchir et en s’inspirant du surnom du guitariste instigateur du projet (Pi donc) que 314 PROJECT est ressorti.
3- La bio fait état du projet comme étant issu de l’esprit du gratteux… quel est le but avec ce groupe, la volonté et les ambitions affichées? Avoir SLAYER en 1ere partie? Ou juste pouvoir torcher des binouzes avec des potes pendant des rehearsals? Quel est le degré d’investissement de chacun et jusqu’où êtes vous prêts à aller pour porter le groupe vers la gloire?
Oui c’est Pi qui nous a réuni autour de ses riffs. On se connaissait déjà presque tous, donc pas de problème pour s’entendre. Surtout que c’est au départ un side project. On veux bien sûre mener 314 aussi loin que possible, mais en rigolant. C’est pourquoi on confie tout ce qui n’est pas d’aspect musical à notre manageuse Laure (Pi met aussi la main à la pâte de temps en temps). C’est royal !En tout cas on sait garder les pieds sur terre, on ne s’imagine pas tourner comme GOJIRA, mais on espère faire de bonnes premières parties, quelques road trips et avoir des tas d’occase de faire la fête !
4- Comment définissez vous la zique du groupe? Si des groupes vous influencent particulièrement, citez les. Au niveau composition, est-ce que Pi impose ce qu’il écrit, les autres exécutent, ou bien est-ce créé collégialement avec vote dans une urne pour respecter la démocratie?
Aujourd’hui c’est difficile de mettre des étiquettes. Au fil du temps les noms de styles ne désignent plus la même chose ! Puisqu’il faut répondre, je dirais Thrash Death moderne. Pour composer, Pi enregistre les riffs qu’on trie selon notre goût. Il ne nous a pas imposé quoi que ce soit. C’est même à peine si il connaissait mes parties de batterie avant l’enregistrement (on a été short pour répéter !). On ne s’est jamais pris la tête collectivement jusqu’ici, ambiance détente !
5- De quoi traitent les textes? Qui s’y colle? Apparemment il y a deux chanteurs, alors comment est décidé qui doit chanter quoi? Est-ce que cette ambivalence vocale influe sur l’écriture des textes? Est-ce que chacun a une particularité? Et en live, ils se font pas chier en attendant leur tour pour beugler?
Les textes traitent généralement de l’ambiance du moment et du ressenti qu’ils ont par rapport a un morceau en particulier, ils bossent en connivence permanente , autant dans l’écriture des textes que des lignes de chants a proprement parler. Chacun a une particularité? Bien sûr que oui sinon le concept même de deux chants serait inutile ! Et cette particularité réside essentiellement dans leurs grains de voix respectifs…pas dans l’écriture. Et sur scène , vu qu’ils ont fait leur job ensemble , les parties sont écrites pour que personnes n’ai le temps de se faire chier, elles sont plutôt faites pour se compléter dans leur globalité.
6- Comment ça se passe en live? Vous avez fait des premières parties intéressantes? Des anecdotes fumeuses ou fumantes à nous raconter? Avez-vous joué à l’étranger, si non quel serait le pays de prédilection où vous aimeriez jouer et pourquoi?
A vrai dire on a pas beaucoup joué pour le moment, le groupe n’a pas encore 1 an. On a fait 4 concerts dont un plateau avec MUMAKIL, mais le plus intéressant reste à venir, surveillez nous après la rentrée ! Pour le moment on est pas allé à l’étranger, mais une petite tournée en Scandinavie ça ferait bien plaisir ! L’air pur, les grands espaces, les grandes blondes etc…
7- Le metal comment vous y êtes venus? C’est du fun, un état d’esprit ou une religion? Ça implique quoi pour vous d’être metalleux : ne pas se coiffer pour montrer sa rébellion, ou un investissement plus personnel ?
Comme tous les « metalleux », je ne pense pas en être un. Je n’essaie pas de me comparer ni de trouver des points communs avec eux. Surtout, je n’écoute pas que du metal. Ma façon de penser n’est pas basée sur ce que j’écoute, ou sur les idées de mes groupes préféré. Par contre, ce que j’écoute reflète ma façon de penser. En vérité je défends à peine le metal auprès des gens qui ne connaissent pas ou qui en ont une idée clichée. En tout cas, je crois pouvoir dire que les métalleux se plaisent à se sentir autant incompris et différents que leur musique. D’où peut être l’aspect communautaire du metal en général.
8- Il semblerait que certains soient impliqués dans d’autres formations? Quelles sont-elles et quel est la priorité du 314 PROJECT dans tout ça? À part jouer avec d’autres personnes y’a-t-il un réel intérêt à multiplier les groupes? Pourquoi ne pas tout fondre dans un seul groupe, quitte à ce que ce soit le bordel mais un bordel original?
Nos autres groupes : GOD DAMN, ANNA, MITHRIDATIC, DEPTH, ADDICTED, PI, POTENCE. Ce serait trop long de résumer qui joue dans quoi, fouillez sur myspace ! Comme j’ai dit plus haut, 314 est un side project car on était/est toujours tous déjà pas mal occupé musicalement. Mais puisque Laure nous manage, ça réduit énormément le taux d’investissement de chacun. Du coup 314 pourra sûrement se développer comme un groupe principal. Finalement, tant mieux ! Je suis très content de jouer dans un 3ème projet. Un autre projet, c’est toujours une autre façon de voir les choses, une autre ambiance, une occase de rencontrer d’autres personnes…. J’ai appris beaucoup grâce à eux, autant humainement que sur le milieu de la scène metal. Puis changer de style fait progresser sur son instrument, et jouer avec les copains c’est irremplaçable pour moi. Sur ce qui est de faire un groupe de 20 personnes : non ! Mais faire quelques feat avec nos autres potes, pourquoi pas !
9- Quelle relation entretenez-vous avec l’underground? Êtes vous des fervents supporters de démos K7/cdr? Lisez vous des fanzines? Ou alors tout ça c’est dépassé, vous préférez investir vos thunes dans la bière et les clopes? Est-ce un milieu que vous voulez quitter au plus vite pour être sous les feux de la rampe…après tout, et surtout en France, UG rime souvent avec amateurisme et implication boiteuse…
Pour l’instant on baigne underground avec tous nos groupes même si certains (comme les GOD DAMN) commencent à sortir la tête de l’eau. Je ne lis pas les fanzines, mais j’achète du merch quand le groupe vaut le coup. Perso, je ne joue pas que pour le fun, j’ai la réelle volonté de sortir mes groupes de l’underground. Non pas pour être sous les projecteurs, mais pour partager une musique en laquelle je crois, pour faire valoir notre travail, pour bénéficier de bonnes conditions de jeu, passer de bons moment, et prendre quelques thunes au passage parce que merde ! il y en a marre de perdre du fric avec la musique ! Comme tu dis, l’amateurisme est très présent en France. C’est très bien, nécessaire même. D’un autre côté, la multiplication de groupes « jouant pour le fun » rend la tâche très difficile aux projets plus sérieux qui on pour but de percer. D’autant plus en France où on ne paie que très rarement les groupes de metal. Comment faire valoir qu’on ne joue pas pour s’amuser quand on fait une musique underground ? En tout cas, la qualité du groupe ne suffit pas.
10- C’est déjà fini, mais vous avez encore une chance d’exprimer tout ce que vous voulez…
Et bien merci à toi ! Puis, toi publique, achètes le merchandising des petits groupes que t’aimes (un exemple au hasard : Decieve The Crooks de 314 PROJECT), car c’est grâce à ça qu’ils peuvent continuer! Ciao !






