Heavy metal

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KERION – Cloudriders Pt I

Vendredi, avril 12th, 2013

Meg Ryan metal

Ils ont laissé tomber les vilains orcs tout vert pour s’orienter vers la flibusterie…spatiale. C’est beau comme thématique, on croirait presque que la zique puisse changer. Peine perdue. C’est toujours le même heavy symphonique à la con, avec autant de souffle qu’un déo à chiotte. C’est tellement gentillet, avec des sommets de mièvrerie insupportables (The fall of skycity pt 1), et sautillant que ça en devient écœurant. Quand j’écoute ça, j’imagine un groupe composé de nounours avec des petits zosiaux portant des mini-guitares, et faisant cui-cui en chœur. Et puis un arc-en-ciel en arrière plan. Putain la vision de cauchemar. Les amateurs de heavy pouêt pouêt avec chant féminin seront ravis, car c’est bien branlé techniquement (les solii sont bien dégoulinant comme je les aime), c’est lumineux, on croirait que la grâce nous tombe sur le coin de la gueule, la production est au top (le son de la grosse caisse est au top). En plus les insolents, ils ont même mis un chant masculin (extrêmement ponctuel) qui est plutôt bon. Proposons que ce mec chante tout le temps. Ça suffira surement pas à viriliser le tout. Un album recommandé pour ceux qui connaissent le genre et surtout qui l’aiment. Les autres pourront vivre sans même y jeter une oreille par curiosité. Y’a quand même un truc qui me fait flipper dans ce skeud. C’est le titre. Oué, parce qu’il y a marqué Pt I.
PS : le kérion est une infection suppurée du cuir chevelu. Pari réussi sauf que moi ce sont les oreilles qui suppurent à la fin de leur album. 
2012 – Album CD – Metalodic Records
3/10

VORPAL NOMAD – Hyperborea

Jeudi, décembre 13th, 2012

Proche de la Cimmérie

Selon la bio donnée, ils seraient uniques en Colombie au milieu de tous ces extrémistes du black et du death primaires, et en plus de cette exclusivité stylistique, ils seraient les meilleurs dans leur créneau (le power metal à la schleu mais de Colombie). Les chevilles enflées, la tête en pastèque, la modestie ça ne paie pas. En même temps on ne peut pas leur enlever une certaine classe. Surtout qu’après avoir effrayé l’auditeur avec une intro au synthé pouêt pouêt, mais non dénuée de charme, les compères au nez poudré envoient un titre (Skull island) qui me semblent être ce qu’on peut pudiquement appeler une pure tuerie. Rien à jeter dans cette chanson, des riffs puissants, une voix virile aux modulations qui donnent le frisson, des mélodies bétonnées et surtout un veine épique indéniable qui ne sera pas démentie par la suite. Toutefois on ne retrouvera pas dans tous les titres cette tonalité aussi agressive, même si on ne peut nier qu’une grosse paire de baloches se trouvent dans le benne des compositeurs. Que ça fait du bien ce heavy metal expurgé de balades, de mélodies de fiottes, et d’un chanteur qui ne donne pas l’impression de se froisser une boule quand il chante. Il est certain qu’il faut de suite abandonner l’idée de nouveauté et de créativité extravagante en écoutant cet album, et honnêtement que c’est bon d’écouter un metal solidement ancré dans les bases européennes du heavy. Pas de polyrythmie à la con ou de voix débiles sous prétexte d’enrichissement. Bordel, un album pour les vieux de la vieille, un album pour ceux qui aiment entendre quelque chose qui se tient et ne part pas en couilles tous les deux riffs : des fois la routine a du bon. Et avec leur thématique on s’imagine facilement vivre les péripéties épiques d’un aventurier en quête de l’Hyperborée au rythme des chansons. L’album se conclut d’ailleurs en beauté sur le magistral As the other world fall down, presque 10 minutes d’un heavy metal gonflé à bloc, hargneux et lyrique. Comme ils sont sympas ils ont même mis en bonus leur très bon single Jack O’Lantern, qui finalement ne dépareille pas de l’album. Le genre d’album qui me réconcilie avec le heavy metal. J’aime.
2012 – Album CD – Metalodic Records
7,5/10

TOXXIC TOYZ – Mutation

Jeudi, septembre 22nd, 2011

Quelque part entre Elvis et ...

Deuxième album des niçois, ils sont 5 sur la pochette, malheur ils ne sont déjà plus que quatre peu après que leur chanteur en maraude aux USA ait décidé d’y rester. L’attrait des cheeseburgers certainement. Et ben c’est con car il assure le cachou sur l’album. On ne le saura jamais assez, mais le heavy me les broie juste assez pour que j’en achète pas, mais là avouons que l’album botte bien le cul car l’aspect heavy est fortement teinté de thrash 80′s, les amateurs de nuques longues comprendront. Et c’est avec un excellent Racing the clock aux entournures vocales façon ANTHRAX qu’ils attaquent de bien belle manière. L’album se déroule de manière musclée et soutenue, à base de grosses rythmiques, et batterie bien calée sur des tempos rapides. En plus, j’adore, le jeu du batteur alterne parties bourrines à la double pédale, et petites manips sur cymbales bien sympas. En fait tout le monde joue bien son rôle, les grattes penchant par moment sur des mélodies plus suédoises, avec quelques solii pas trop dégoulinant, mais qui ne sont pas le véritable point fort de l’album malgré l’évidente dextérité du soliste. Le point fort c’est le chanteur, avec un timbre vocale bien masculin, assez agressif pour le genre, qui peut se radoucir et partir tout aussi bien dans des aiguës intéressants. Une multiplicité vocale qui teinte l’album d’une virilité de bon aloi (ses parties dans Chaos sont juste brillantes et résument assez bien l’étendue de ses capacités). Les trois premiers titres sont excellents car puissants et accrocheurs, mais avec Innocent blood et The plague on sent une certaine redondance musicale, avec toutefois certains bons passages instrumentaux calés (le monstrueux break de Innocent blood avec ces putains de hennissement de guitares suivant d’un solo terrible). Worth gold est curieusement iposé entre ces deux titres et cartonne tout entre un riff excellent et des parties vocales entrainantes. Le groupe a choisi de terminer son album par un triptyque musical intéressant, dont le premier volet flirte légèrement avec une ambiance seventies exquise (quasiment la traditionnelle balade de l’album mais sans l’aspect rimmel qui coule). Quant à la suite, c’est dans la lignée du reste de l’album, donc du tout bon (l’instru Mutation comporte un passage monstrueux avec une partie agressive suivie d’une plus planante, certainement une voie à développer). Inutile de préciser que la production est au diapason de la qualité de composition. Toi qui aime le heavy, écoute cet album, il se pourrait ensuite que ta peau se couvre d’une veste en cuir et que tes cheveux poussent plus vite.
2010 – Album CD – Nightmare Records
7/10

EVERSIN – Divina distopia

Mardi, août 2nd, 2011

Heavy poilu et parfumé

Attention, malgré un premier album sous la mouture EVERSIN, le groupe en est en fait à sa quatrième sortie, puisque ces joyeux lurons se réunissaient déjà sous le sobriquet de FVOCO FATVO, première entité avec laquelle sont sorties deux démos et un album. Les mecs ont de l’expérience et du savoir-faire, ça s’entend clairement, mais insurgeons nous contre la pompeuse appellation de techno power thrash. À défaut de tout ce fatras, je me plais à considérer ça comme du heavy metal, qui alterne des ambiances épiques, brillamment portées par des synthés en renfort sur les parties mélodiques, et des riffs sévèrement burnés. Le groupe est bon dans ces deux tendances opposées et les enchaine avec brio, mais a tendance à avoir la main lourde dans la mélodie dégoulinante (Suddenly franchement dispensable), typiquement heavy, sans pour autant sombrer dans la ballade mièvre. Si les riffs bien tranchant s’enchainent, on les préfèrera dans les parties atmo aériennes, où le synthé est utilisé de manière pertinente avec un chanteur qui sait moduler sa voix de manière agressive sans verser dans l’extrême ou la pousser dans un registre plus suave. Les zicos ne sont pas en reste puisque malgré mon aversion pour le synthé, et pas mal de parties superflues, on ne peut que louer son utilisation ; même le solo dégueulasse de Divina distopia sonne bien, peut-être aussi car il laisse assez vite sa place à l’instru roi, c’est-à-dire la guitare. Le soliste devrait nous régaler de plus de solii, car il sait provoquer le frisson. Leur point fort est également d’avoir fait des titres variés dans leur structure et d’av oir privilégier cette ambiance épique tout au long de l’album. On se demande toutefois pourquoi ça se termine sur un In my dreams they live bancal et qui donne une impression d’inachevé. La production est excellente, le petit plus qui permet de craquer pour cet album de heavy épique et bien couillu.
2010 – Album CD – My Kingdom Music
6/10

AMON SETHIS – The legend of the seventh dynasty

Mercredi, février 2nd, 2011

Râ gnagna

Je vais la faire courte pour la bio, puisque c’est le bordel entre les ex-machins, les déjà partis remplacés, et les guests. Ce groupe français propose une curieuse mixture dont la base principale est le power metal. À cela se rajoutent des influences orientales (cordes ou percus et j’espère qu’il y en aura plus dans le LP à venir), quelques voix plus fortes (avec ou sans effets) mais très ponctuelles, mais qui finalement ne m’ont pas manqué. Ayant horreur du heavy et ses variantes, c’est avec étonnement que je me trouve accroché par ces 3 titres. Excellent son pour une autoproduction, de l’enregistrement studio professionnel, mais qui ne fait pas assez ressortir l’instrumentation ; peut-être est-ce voulu puisque les voix accaparent pas mal le spectre sonore. Ceci dit les mecs ne sont pas des manches, mais plus de branlettes de guitares lead seraient bienvenues, c’est ce qui fait aussi le charme des groupes issus du heavy metal. Le clavier est étonnamment discret malgré une présence quasi continue, à vrai dire, il épaissit l’ambiance sans l’empoisonner, bref, formidable, même lorsqu’il vire sur les sonorités progressives. Les 2 premiers titres dans un créneau purement metal sont donc bons, l’un étant assez heavy et l’autre plus sombre et agressif, et donnent un aperçu sympa du 1er album à venir. Le 3e titre, narratif pendant 10 minutes, est en fait un inédit expliquant le concept lyrique du groupe. Mon anglais étant à peu près aussi développé que le cerveau d’un punk, je ne pourrais pas en dire grand chose. Where is the cat? Ultime question sur laquelle beaucoup de philosophes se sont cassés les dents. Ce titre a un intérêt musical pauvre dans l’absolu, mais sera parfait pour toute sonorisation de jeu de rôle, il se rapproche d’ailleurs furieusement d’une bande-son de film. Un MCD introductif (ouille) qui donne envie de se pencher sur l’album à venir.
2009 – MCD – Autoproduction
6/10

SOUL STEALER

Samedi, décembre 18th, 2010

Staying alive à Vilnius

Au pays des tartes, cet album ne risque pas d’en être une grosse. Tout d’abord, afin de pondérer ma critique vis-à-vis de l’album, sache que je ne suis pas un grand adorateur de heavy metal pur et dur, et encore moins la mouvance moderne pétée de synthés (sans parler des combos à nénettes). Les lituaniens propose un heavy à mi-chemin entre un heavy old school, avec des parties instrumentales excellentes (l’entrée du 1er titre fait furieusement penser à du death suédois), et un autre, plus actuel, et forcément gavé de claviers… Je me répète, ça me fatigue d’ailleurs, mais le clavier n’est vraiment pas l’outil le plus approprié dans le metal, et encore plus quand on le pose comme instrument à part entière et non pas en seul accompagnement. Ici le synthé chavire entre les deux mais les nappes sont de trop, souvent les sonorités sont kitch à mort, et putain quand il y a des solii de clavier c’est l’horreur. Heureusement les gratteux (dont un OBTEST) balancent des bons solii de leur côté, avec des riffs dans la grande tradition galopante du heavy. À vrai dire tous sont au top instrumentalement… mais peu d’accroche au final, et les passages les plus prenant le sont en grande partie grâce au talent vocal du chanteur. Bon, il part des fois dans des cris de folle castrée qui ne sont pas de mon goût, et qui ressemblent plutôt à des prouesses techniques pour lesquelles on est très content pour lui, mais qui cassent la facette sensément virile du heavy. À la 1ere écoute j’ai trouvé ça à chier, et pourtant l’album comporte des morceaux excellents : Padek isnykti et son refrain génial, The reaper et son côté heavy traditionnel très burné, et les deux titres Brolis uz broli et Dar nevelu où le chanteur a un débit et des intonations proches de celui de SYSTEM OF THE DOWN (quelle référence n’est-ce pas?). Loin d’être mauvais, il peut contenter les fans de heavy, il n’a toutefois pas été suffisant bon pour me faire pencher du côté radieux et virevoltant de ce genre.
2008 – Album CD – Ledo Takas Records
5,5/10

RAMPART – Warriors

Samedi, décembre 11th, 2010

No pasarouille

L’ami Fabien de INFERNO RECORDS aime tout ce qui est old school, du genre à dater au carbone 14, bien enfoui dans les tréfonds de l’UG. Pour aujourd’hui on a réussi a déterré un groupe dont la provenance bulgare est à confirmer, puisque le genre pratiqué fait plus penser aux scènes de la vieille Europe. Par contre à les sortir d’aussi profondément enfouis ces titres, y’a pas mal de poussière dessus. Musicalement c’est ultra couillu, très carré, mais ça tombe vite dans le travers ultra mélodique. Ça passe très bien quand même, et là où ça devient poussif et faiblard, c’est quand le chanteur entre en scène. Premièrement, sa voix irait beaucoup mieux dans un groupe de hard FM, ou de vieux hard-rock, mais pour du heavy qui se veut membré, ça ne suffit carrément pas. Deuxièmement, on a la réelle impression qu’il a du mal avec son souffle. Dommage. Et deux fois dommage que les zicos n’aient pas poussé plus certains titres : Mirror to dreams qui aurait pu être développé et qui ne dure finalement que 2’56. À vrai dire, ce MCD ne sert que d’amuse bouche pour l’album sorti en 2009. on a donc leur « hit » (repris en version démo très semblable tout de même point de vue production à la version normale), un titre en version « edit » (pas la chanteuse, ‘suivez hein?), et un rehearsal. Tout sonne quasiment de la même façon, donc point de vue cohérence rien ne choque, mais au final j’aurai aimé en avoir plus. Plus de zique, moins de chant.
2008 – Demo CD – Autoproduction
5,5/10

AMORAL – Show your colors

Lundi, novembre 15th, 2010

Triangle rose

Il paraît qu’autrefois AMORAL jouait du death metal technique. Ah. C’est ce qu’on doit appeler le fruit de l’évolution ce que j’entends sur ce skeud. Y’a comme qui dirait une couille dans le potage. C’est bien d’évoluer mais faut que ça se fasse avec un minimum de cohésion avec le passé. Vu le style pratiqué maintenant je trouve le passage assez brutal. En effet ici c’est plutôt du power légèrement efféminé qui m’est donné en offrande. Tout ce que j’aime. Toutefois au gré des écoutes de nombreux points d’accroche sont présents pour le néophyte que je suis, comme ce sursaut salutaire et néanmoins ombre d’un défunt passé en ouverture du titre 3, à savoir un bourrinage musclé des plus plaisants. D’ailleurs on retrouve tout au long de l’album une présence metal bien appuyée au niveau du couple rythmique / batterie, bien mis en valeur par la prod, qui mérite plus d’attention que le chant omniprésent et accaparant de trop le spectre sonore. En effet musicalement le groupe présente à de nombreuses fois des choses assez couillues, dans le riffing principalement, qui virent parfois sur le rock’n'roll (Perfection design) mais malheureusement aucune partie ne reste suffisamment en mémoire. Le jeu de tout ce beau monde est convaincant, mais les titres s’enchainent comme autant de démonstration de genre : heavy mielleux (ballade de merde de fin d’album), titre hymnique, rock’n'roll; power couillu. Bon stop les gars. Y’a des idées, c’est super mais de toute façon tout est amoindri par les vocaux, certes très bons, mais absolument pas dans mes goûts (et oué). Trop gayzou, manquant cruellement de pêche même quand il essaie de forcer le timbre. Cependant ça ne l’empêche pas de sortir des lignes réjouissantes comme sur l’excellent Vivid, ou encore le fabuleux Exit. Ce dernier titre est d’ailleurs la perle de l’album, un hymne, avec des voix et mélodies vocales excellentes. Comme quoi finir sur une bonne note permet toujours d’être plus clément sur l’ensemble. Dans l’ensemble, rien de mauvais, juste un groupe de power metal assez couillu dans son instrumentation et pas assez dans les voix, qui se cherche encore au niveau compo en tapant un peu partout. Pour amateur d’émotions soft.
2009 – Album CD – Spinefarm Records
4,5/10