Comme chacun le sait, ce groupe est le projet solo d’un gus de DARKSPACE. Honte à moi, torrent de tomates sur ma gueule, mais je n’ai jamais écouté ce dernier, je suis donc bien en peine de faire un rapprochement musical entre les deux entités. On s’en fout, SOTB se suffit à lui-même ; par contre peut-on encore appeler ça du black? Pas vraiment sur la forme, mais dans le fond, dans les sentiments véhiculés sans aucun doute. Mais pas du genre haineux, mélancolique, froid. Que reste-t-il alors? Une ambiance éthérée, froide, qui invite à l’évasion de l’esprit dans un monde planant et exempt de lumière. En effet les mélodies n’invitent pas au rêve dans le sens positif du terme, plutôt à l’introspection, à une réflexion sur soi. Se mettre face à son âme pour y plonger son regard et trouver les réponses aux questions les plus primaires de l’homme. Bouh, on dirait de la prose de camé, mais sans conteste un gros pétard ou à foison d’alcool devraient libérer l’esprit de toutes ses contraintes terrestres et permettre l’envolée vers d’autres cieux, cet album étant la parfaite piste de décollage. À noter quelque chose qui peut rebuter, le manque flagrant de voix, celles ci étant très ponctuelles, reléguées en arrière plan, à la sonorité gutturale malgré le caractère hurlé. Le guide de la musique reste la guitare, superposée en de multiples couches, froides et grésillantes, chaque couche apportant un aspect soit rythmique soit atmosphérique, certaines étant arpégée rappelant de très loin le génial XASTHUR. Quelques rares notes de synthés, ou de sonorités électronique serait plus approprié, m’ont rappelé ce que pouvait fournir MANES (avant de devenir de la merde en barre). Se poser, écouter, s’évader.
2009 – Album CD – Avantgarde Music
8,5/10
Godzz
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SUN OF THE BLIND – Skullreader
Lundi, novembre 29th, 2010Posted in Black Metal, Godzz | No Responses »
Tags: black metal, sun of the blind
ABSU
Dimanche, octobre 17th, 2010ABSU confronté à des problèmes de line-up et le départ ou l’éviction de deux membres fondateurs, Shaftiel et Equitant, sur trois aurait pu sonner le glas de l’équipe texane. Mais c’était sans compter sur l’âme du groupe, le génial batteur Proscriptor, la voix et l’esprit du groupe depuis (presque) ses débuts (on passera sur les démos où seul Shaftiel grognait comme un verrat en rut). L’actualité du groupe a donc était très diffuse depuis Tara, acclamé par beaucoup comme le must du groupe dans une veine black/speed/thrash/pagan. Une compil en forme d’adieu de la part de OSMOSE, et 3 excellents EP l’an dernier qui ont mis la puce à l’oreille sur le probable réveil du mort après 8 années de silence. Autant dire que le groupe était attendu au tournant par ses auditeurs, et à voir les réactions des puristes sur les forums on peut dire que le groupe a réussi au moins à bousculer ses fans. Les connaisseurs du groupe détestent ou adorent ; en effet Proscriptor a mis le paquet cette fois, en réalisant un album dense, obscur, compact et surtout très technique. ABSU se composant maintenant de membres de groupes underground, je ne saurais dire quel est leur degré d’implication dans l’écriture, mais ça et là traîne la griffe de Shaftiel dans les riffs ; d’ailleurs à la limite du plagiat dans les accords, très calqués de ceux de Manannan (Tara ou In the eyes of Ioldanach). À savoir des riffs tordus techniques et rapides. Les grattes ont une importance toute relative suivant les passages, rythmiques frénétiques maintenant la tension ou machines à riffer géniales lors de trop rares moments où une esquisse de lyrisme ou de mélodie se fait entendre. Les solii fous sont nombreux, démonstratifs ou accrocheurs et sont certainement la dernière trace heavy dans l’esprit de composition. L’album est une véritable masse à ingérer, difficile d’accès tant il laisse peu de prise et demande une écoute active, mais à écouter obligatoirement dans son intégralité. Les structures alternent riffs accrocheurs et parties speed où le thrash n’est plus qu’une composante aggressive parmi d’autres. Exit donc les plans heavy et la violence thrashy, ici c’est le black qui domine, mais un black très technique et rapide mais parfois emprunt de subtilité (et non pas de finesse). Quelques rares synthés viendront ponctuer les breaks, mais contrairement à ce qu’il y avait de par le passé, ils sont discrets tout comme la touche païenne, exit l’acoustique, l’album du retour en envoie dans la gueule dans tous les sens comme pour combler toutes ces années perdues. Proscriptor est déchainé, son jeu est dantesque, d’une rapidité affolante et d’une technicité toujours plus poussée. Il ne joue pas de la batterie, il EST la batterie. Au rayon regrets, parce que j’en ai, on a perdu en chemin la dualité vocale, d’ailleurs celle de Proscriptor ne comporte quasiment plus cette accentuation aiguë de fin de phrase, et les cris arayesques ont disparu. Et toute la violence et la technicité ont écrasé ce qui m’avait tant fait bander dans The third Storm of Cythraùl, à savoir des riffs, des mélodies et une ambiance uniques. Sur les 13 titres, deux m’ont paru superflus n’apportant rien d’essentiel musicalement, peut être en est-il autrement dans le concept ésotérique ; leur présence permet toutefois de maintenir et d’appuyer l’atmosphère tendue et nerveuse. Dispensables donc mais une peccadille en regard du travail de titan sur la globalité. Ne boudons pas notre plaisir, l’album est excellent et atypique par rapport à toute la merde formatée scandinave, regorgeant de multiples accroches pour qui se donnera la peine de s’investir dans l’écoute ; il faudra « simplement » se sortir les doigts du cul et écouter ; pas entendre. ÉCOUTER.
2009 – Album CD/LP – Candlelight Records
9/10
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Tags: absu, black metal
ANSUR – Axiom
Mardi, juillet 27th, 2010Bon sang de bois…Ce genre de groupe est le parfait exemple du fossé séparant un pays metal comme la Norvège d’un pays comme le nôtre. Juges en plutôt : le groupe est composé d’inconnus qui ont enregistré dans leur propre studio cet album, et qui se font signer illico chez CANDLELIGHT. Le résultat est une véritable bombe. Incroyable album dans lequel se télescopent des influences à chercher du côté de OPETH pour la tournure de certains riffs et la qualité des passages acoustiques, des ambiances que n’aurait pas renié EMPEROR, ou encore la froideur d’un THORNS le tout arrosé de passages qui auraient pu figurer sur l’unique album de DIABLERIE. On est majoritairement dans des tonalités black mais le groupe ne se cantonne pas à cette étiquette, alternant des passages typiquement norvégiens à d’autres beaucoup plus aériens et froids, alors que d’autres parties convoleront vers des cieux plus progressifs. Chaque titre est une petite merveille de composition, usant de vieilles recettes et réussissant pourtant à faire mouche, accrochant de par ses ambiances à la fois épiques, envoûtantes et intimistes. Il est certain que pour pouvoir brasser autant d’atmosphères, les musiciens sont techniquement irréprochables – les solos sont énormes et n’ont pourtant pas grand chose à voir avec le black -, secondés par la production claire et agressive dans les sonorités. L’album va crescendo en proposant sur la fin des titres majestueusement violents, gagnant en intensité. Je ne vois pas trop comment ils pourront faire mieux la prochaine fois.
2006 – Album CD – Nocturnal Art / Candlelight
8,5/10
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Tags: ansur, black metal
BELENOS – Chemins de souffrance
Dimanche, juillet 4th, 2010Enfin un nouvel album pour le groupe breton réduit pour l’occasion à Loïc Cellier, fondateur du groupe, qui a fait un grand nettoyage tant au niveau du son et des compos que dans tout ce qui gravite autour du groupe, à savoir le line-up et le label. Primo, nettoyage par le vide : pour l’enregistrement du CD, tout a été fait par le sieur Cellier, même la batterie les cocos! Ensuite exit ADIPOCERE, bienvenu à NORTHERN SILENCE. Même si le choix du label n’apporte rien à l’album en soi, hormis une réelle distribution hors de l’hexagone, il serait temps, cela est réjouissant. Ce CD n’est pas un album en tant que tel même si l’unité sonore lie les titres entre eux, la différence entre les deux parties est tout de même notable. Je me souviens que le projet de réenregistrer Allégorie d’une souffrance était dans les tuyaux bien avant la sortie de Chants de bataille, et devait même en être un bonus du temps de SACRAL. Je ne suis pas un fervent partisan de faire du neuf avec du vieux, mais la relecture de la démo demeure intéressante. À la base le grain sale de la production originelle donnait un cachet sombre qui renforçait la mélancolie des ambiances et ajoutait la touche mystérieuse du black crasseux et obscur. Le son maintenant surpuissant (toujours Loïc derrière les manettes) enrichit considérablement les atmosphères et ce que les titres perdent en mélancolie ils le gagnent en fureur. Quelques riffs sont tournés d’une façon différente, ce qui peut choquer l’oreille du fan averti (c’est mon cas pour l’entrée de Funeste et hivernal). Mais quel plaisir de retrouver la touche du vieux BELENOS dans lequel le côté pagan n’était que ponctuel. La seconde partie a été la claque totale car c’est là que le groupe montre son nouveau visage, vraiment lavé des impuretés pagan. La barre est d’entrée de jeu placée très haute avec un magistral Barrad Du qui brasse des ambiances épiques, tragiques et surtout ultra bourrines. Un des meilleurs titres du groupe qui se renouvelle au niveau de la construction de ses structures et qui balance toujours des riffs monstrueux, sans parler des guitares lead excellentes. Les titres suivants vont enfoncer encore plus profond le clou, toujours avec des riffs excellents et surtout, le truc bandant, c’est que les parties mélancoliques refont leur apparition renouant avec le point fort du groupe à ses débuts. Je rassure les pagans urbains, les parties acoustiques et autres chœurs sont encore présents même si ce n’est plus que du ponctuel. BELENOS est bien présent, en forme malgré des aléas qui ont achevé plus d’un groupe, et montre là que non seulement il va durer mais qu’en plus il est toujours prêt à botter des culs. Indispensable!
2007 – Album CD/LP – Northern Silence Productions
8,5/10
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Tags: belenos, black metal, pagan
ABSU – L’attaque du Tyran : Toulouse, le 28 avril 1997
Vendredi, mai 29th, 2009Argh enfin des nouvelles de ce génial groupe !! Depuis peu il semble revenir à la vie, discrètement par le biais de splits en attendant la décharge d’un hypothétique album. Le seul bémol c’est que le deal soit chez les pompes à foutre de CANDLELIGHT pour le nouvel album (et les rééditions chez les escrocs polonais). Cet EP est un extrait d’un concert donné au Bikini (boum) en 1997 et comporte deux titres, mais quels titres! À vrai dire, ce sont mes préférés du génial album dont ils sont tirés (The third storm of Cythraul pour les incultes), à savoir le 1er et le dernier, donc niveau impartialité on repassera. Et bordel ça sonne du feu de dieu!!! Pour ce concert c’est le bassiste session qui pousse la chansonnette dans un timbre qui se rapproche de celui de Shaftiel. Dommage que les deux chanteurs albums ne le soient pas ici. Le son est excellent, certainement remixé mais on s’en cogne, la batterie est bien présente, on sait qui est le leader, et ce témoignage live me fait juste regretter de n’avoir pas pu vivre ça. Putain quel homme ce Proscriptor. Niveau arrangements c’est forcément épuré de l’acoustique et des synthés, on pourrait le regretter, mais ça donne une relecture dynamique et plus agressive des titres originaux, qui permet d’attester de la réelle maîtrise des zicos et surtout de la qualité des titres même sous une forme plus dépouillée. Vite la suite!!
2007 – EP - Fagonia Records
9/10
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Tags: absu, black metal




