Certains groupes ont tout compris : un titre d’entrée qui casse tout, comme ça les hostilités sont clairement déclarées. Les couilles posées direct sur la table pour montrer qui est le patron. Ça me plait. Un riff ultra massif, monstrueux tant il en impose, sur lequel plane l’ombre d’un ange morbide. Doublé d’une voix death classique qui sied à merveille à la zique, à l’élocution et au phrasé parfaits. Raa ça y est, l’extase. Y’a vraiment rien d’original là-dedans mais quand ça envoie la purée avec un tel brio, impossible de ne pas adhérer. Les hostilités sont bien entamées mais il y a encore 4 titres derrière qui vont juste enfoncer le clou. Du riff avant tout, une personnalité bien affirmée et une ambiance appuyée par un synthé qui sait rester à sa place. Il manque juste quelques solii et là ça pourrait être parfait, encore qu’ils s’en sortent bien pour balancer des titres non linéaires, avec pas mal de breaks intéressants, et où les guitares restent le pilier principales des structures. Le batteur est carré, et son jeu quasi-martial colle bien à l’atmosphère, de la rigueur, pas de folie, une présence indéfectible et solide. Quelques morceaux contiennent des passages fabuleux, outre l’entrée du 1er titre, plus axé vers une ambiance spatiale et nébuleuse comme le début de Every cloud has a silver lining, chose non poursuivie dans le reste du morceau, gnn, sacripants ; ou encore la bonne partie de basse tourbillonnante de Hourglass. 5 titres homogènes qui vont droit au but, sans rien inventer, là n’est pas le propos, mais ils affichent tout de même une forte personnalité. J’apprécie particulièrement leur type de jeu glissant des passages un poil plus technique sans en faire un empilement dégoulinant de notes et de tout un tas de bordel masturbatoire. Des passages imparables, des riffs accrocheurs, une prod correcte, que foutent les labels ?
2011 – MCD – Autoproduction
8/10
Death metal
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SEYDR – Every cloud has a silver lining
Jeudi, janvier 19th, 2012Posted in Death metal | No Responses »
Tags: death metal, seydr
NAMI – Fragile alignments
Mercredi, novembre 16th, 2011On a tous eu envie pendant l’écoute d’un album d’OPETH de se dire que ce serait bien que quelqu’un leur foute une bonne grosse tarte dans la tronche histoire de les réveiller, de les voir un peu plus s’exciter, et ainsi retrouver un peu de cette mauvaise humeur des débuts. C’est presque chose faite, mais c’est NAMI qui prend le rôle de l’énervé. Le quintette réussit cependant à ne pas verser dans l’excessif retour aux « sources » seventies, véritable mode du moment, mais combine agréablement l’aspect death atmosphérique avec des passages progressifs planants. Toutefois, quand on parle de death ici, remettons les pendules à l’heure : pas de blasts doublés d’une voix façon évier qu’on débouche. Plutôt une death mid-tempo aux riffs efficaces variant du mélodique à la rythmique plus velue, mais pas leur meilleure facette car moins accrocheuse (parties les plus rares heureusement). La construction de l’album montre d’ailleurs que leur véritable créneau, c’est celui du metal aérien, les parties plus violentes n’étant que les faire-valoir des parties plus calmes, chaque moment bourrin n’étant là que pour plus souligner la légèreté et l’enivrant calme de leur côté lumineux. Le tour de force de l’album c’est de littéralement couler d’une ambiance à l’autre sans que cela jure. Tout se fait progressivement, et le dosage reste parfait, mais on a parfois envie que les ambiances aériennes durent plus longtemps histoire de voler plus longtemps dans leur univers, toute comme on aimerait les parties aux riffs couillus s’allongent pour profiter de ces parties de grattes efficaces. Mais ils ont certainement trouvé dans leurs structures l’alchimie parfaite entre agression et calme puisque ça fonctionne très bien ainsi. L’album reste quand même dur à appréhender, et va nécessiter une écoute attentive et approfondie (c’est pas moi qui le dit, c’est marqué sur leur site) car en plus de pondre des titres alambiqués, il va falloir creuser les parties musicales très intéressantes, loin d’un jeu de novice mais quand même suffisamment abordables pour intéresser les non-musiciens. Plus de parties acoustiques auraient été bienvenues, de même que des parties plus emphatiques et épiques comme sur le morceau introductif qui est une entrée en matière de toute beauté. Pour nous aider à adhérer à leur album à la thématique positive (mais puisque je vous dis que c’est pas moi qui le dit) on se délectera d’un artwork sublime, bien emballé dans un magnifique digipack. Ils ne font pas les choses à moitié, mais aux relents seventies planant (convaincants ceci dit) j’aurai préféré plus de noirceur et de mélancolie. Un album qui porte l’auditeur pendant 58 minutes tumultueuses, le temps d’un voyage d’un extrême à l’autre parmi les éléments. Et puis pour ceux qui veulent s’immerger encore plus, accompagné d’un gros pétard de drogue ou d’une boutanche d’alcool, ça doit le faire.
2011 – Album CD – Klonosphère Propagande
7/10
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Tags: death metal, nami
DEEP IN HATE – Origins of inequality
Vendredi, juillet 15th, 2011Depuis ses débuts le groupe ne cesse de progresser, une démo deathcore, un album de death brutal pas si bourrin que ça qui pêchait par sa production….et ce nouvel album où certains enseignements du passé ont été tirés. Ce qui va marquer d’entrée de jeu, c’est ce son énooooooorme, un batterie qui sonne comme une vraie batterie et non plus comme un kit botempi, des basses énormes et des grattes oscillant entre riffs tranchant et passages plus torturés et vicieux. C’est le pied, sauf qu’en route il y a quelques trucs qui passaient très bien avant qu’ils ont mystérieusement passés à l’as. Déjà les riffs sont largement moins accrocheurs que dans Only the strong survive. Ensuite, on est pas loin de la certification 100% hallal : où sont passés ces couinements de porc qui suscitaient tant d’émois ? Il y en a encore, (hal)ouf, beaucoup moins hélas, mais cette raréfaction les rend encore plus jouissif (Origins of inequality), surtout que côté voix, la présence est encore mieux mise en valeur par la nouvelle prod. Et les solii ? Putain ils sont où les solii ? Pour me consoler il y aura heureusement cet excellent solo dans Seven days of the Talion, mais merde, ça fait maigre. Le gros plus, hors ce son titanesque, c’est l’injonction de toutes ces parties lourdes et mid tempo quasi pachydermiques, qui, bien que ponctuels, épaississent les titres, les éloignant à grands pas du death brutal de base. Certains titres se sortent plus facilement du lot comme Sands of time, avec un mid-tempo aux guitares lourdes dignes d’un SIX FEET UNDER, ou encore From above the Anthill, très proche d’un NILE dans les tournures lentes des riffs. Le groupe est également capable de créer une ambiance terrifiante, j’en veux pour preuve l’entrée en matière de Virtual supremacy, brutal et evil, ambiance qui n’est pas exploitée par la suite, bien dommage, car je préfère ça à l’interlude acoustique (For our fathers) assez peu pertinent dans le contexte de l’album. Je reste toujours aussi imperméable aux textes du groupe, trop simplistes, encore qu’il y a eu du progrès par rapport à l’album précédent. Par ailleurs pour une autoproduction ils se foutent pas de notre gueule, car l’album sort dans un digipack avec gros livret, et l’artwork assez déconcertant est tout de même chouette. Un groupe à suivre de près car la progression est bel et bien là.
2011 – Album CD – Autoproduction
7/10
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Tags: death metal, deep in hate
DEEP IN HATE – Only the strong survive
Jeudi, juin 16th, 2011La 1ère démo du groupe était sortie de manière très confidentielle et présentait un deathcore d’honnête facture mais trop dans le mouvement d’alors, sans la touche personnelle qui aurait pu les démarquer des innombrables productions du moment. Manifestement les changements de line-up assez conséquent du groupe ont permis une réorientation salvatrice puisqu’on se tourne maintenant vers un brutal death technique. Évolution certaine, mais est-ce convaincant? Leur death est tout sauf linéaire et les qualités techniques des musiciens n’engorgent pas leur zique d’un aspect démonstratif qui aurait été mal venu. L’apparition des solii est une réussite car ils sont excellents grâce à la touche mélodique cassant avec la dureté des riffs. Les riffs sont la plus grosse réussite, car ça envoie à chaque titre de manière virile et entrainante. Rayon surprise, le titre Hopeless addiction qui aborde une facette plus nuancée du groupe, plus sombre, et ceci sans dénaturer la puissance de la musique et en conservant le lien avec les autres titres. Peut être qu’une plus grande exploration de cet aspect pourrait à l’avenir les distinguer du lot. Le nouveau vocaliste est un élément fort du nouveau line up avec un organe caverneux lorgnant par moment à mon grand bonheur vers les grognements porcins propres au grind, avec un débit vocal bien fondu dans les rythmiques batterie/guitare. Dommage cependant que les textes manquent cruellement de lyrisme et de profondeur. Si la prod est bonne, la batterie peut agacer par moment à cause de sa sonorité ultra triggée, quasi-électronique. Dommage d’avoir l’oreille accrochée par la caisse claire horriblement synthétique lors des blasts mitraillettes ou des descentes de toms dignes d’une boite à rythmes. Petit problème de production sans grande importance au regard de la qualité de cet album.
2007 – Album CD – Autoproduction
7/10
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Tags: death metal, deep in hate
SHADES OF SYN – Rust from inside
Vendredi, mai 13th, 2011Groupe français formé en 2005, originaire de Besançon, une démo en 2007, et un album présentement chroniqué. Passons vite sur les présentations qui n’intéressent personne pour passer sur l’album. Passons aussi vite sur l’album. Eux appellent ça du death metal ; déjà les cartes sont tronquées puisque le référentiel death metal que j’ai me préparait à tout sauf ça. Une production honnête, même si les basses sont un poil trop en avant, et puis un bruit horrible tout le long, quelque chose qui m’engorge le poireau jusqu’à l’explosion tellement il est pénible. Je crois qu’on appelle ça un synthé. Sonorités virevoltantes foncièrement joyeuses, mais qui s’enlacent parfaitement avec des riffs fades pour délivrer une musique absolument rébarbative. C’est d’autant plus dommage que leur soliste est excellent, mais ça ne suffira pas à maintenir une écoute active et enthousiaste. La voix rappelle celle d’un mauvais groupe de black, du genre d’un timbre forcé mais sans hargne derrière. Une voix sans puissance et poussive qui achève de nous les gonfler comme des pastèques. Sur 11 titres seul Well dressed eradicate a eu un passage très sautillant m’ayant accroché peut-être car il me rappelait ma folle jeunesse et mes écoutes d’OMD. Une référence plus électro que metal d’ailleurs. Sauf qu’ici on joue du death metal. Enfin, on croit en jouer.
2011 – Album CD – Autoproduction
1,5/10
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Tags: death metal, shades of syn
TOOH – Order and punishement
Jeudi, mars 3rd, 2011Reconnaissance enfin méritée pour ce groupe que de se voir signé sur EARACHE. Ceci dit ça ne va pas être facile pour eux de se faire un grand nom dans le public bovin metal, parce que vois-tu leur musique est quelque peu biscornue. Dire de cet album que c’est du death metal est un peu abusif mais c’est ce dont on se rapproche le plus de par la violence nette et dévastatrice à laquelle on aurait injecté une dose de folie. Les rythmes sont assez saccadés avec des structures atypiques, la rythmique batterie étant très technique suivie par des wagons de riffs de malade, copieusement saupoudrés de solii loin d’être dégueu, diluant agréablement tout ce joyeux bordel dans un peu de mélodie (mais un tout petit peu). Enfin quand je dis bordel c’est ce que ça donne comme première impression ; ça fuse vraiment dans tous les sens, mais les structures sont loin de s’éparpiller. Ça aura au moins le mérite de se réécouter maintes et maintes fois avant de bien tout cerner. La prod est bonne et très épurée avec une batterie ultra claquante légèrement en avant par rapport aux cordes, la basse étant présente mais diffusant à peine sa tonalité grave, elle n’emplit pas assez le spectre sonore ; ce qui donne un rendu sec comme autant de coup de bâton sur le coin de la face. Un des gros points forts du groupe est le chant complètement halluciné, perché dans les aiguës hystériques, conférant aux lignes vocales une agressivité rageuse rehaussée par l’emploi de la langue tchèque, incisive. Certains passages font penser au hurleur déglingué de MASTER’S HAMMER…mais globalement le chan s’oriente vers quelque chose de plus dégueu, crade, donnant un grain spécifique au tout. Très atypique, le groupe risque de rebuter nombre d’amateurs de death pur…voir même nombre d’amateurs de metal extrême tout court. Pourtant certains passages contiennent des envolées absolument énormes mélodiquement (Rad a trest en est le meilleur exemple) qui arrivent à s’insérer parfaitement entre deux raclées auditives. On trouvera même quelques passages avec des chœurs, des passages au clavier, même si rarement présents, cela contribue vraiment à enrichir la musique du groupe. Très bon album, qui nécessitera de s’y plonger plus de deux écoutes pour vraiment capter la richesse du groupe.
2005 – Album CD – Earache records / Elitist Records
7,5/10
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Tags: death metal, tooh
FLESHDOLL – [w.o.a.r.g.]
Jeudi, janvier 6th, 2011Encore un groupe français sur la scène sur-saturée du death metal. Le groupe a fait un effort particulier pour la production très pro et bien équilibrée entre les différents protagonistes, donnant surtout cet aspect tranchant aux grattes, sonorité adéquate pour le death moderne. Même la basse est audible parfois, et la batterie a une caisse claire claquante (dans les blasts ça a presque un rendu synthétique), bref rien de neuf sous le soleil mais de ce côté-là c’est très bien foutu. Musicalement on oscille entre des passages brutaux (souvent) et d’autres plus classiques (tout le temps) mais efficaces grâce aux riffs s’avérant plutôt inspirés mais souvent relayés par des rythmiques sèches et compacts plus typiques du genre et moins passionnantes par contre. Point de vue voix, on est souvent dans les eaux profondes d’un grogneur ramoneur, qui hélas ne s’impose que sur une seule fréquence, celle des mineurs au 36e dessous. Dommage que des vocaux un peu plus gueulards ne soient pas saupoudrés tout au long de l’album, ça aurait apporté une variation supplémentaire aux compos. Les gratteux sont capables de choses plus variées, écouter pour cela l’instrumental mélodique qui tranche agréablement d’avec le reste. Un album sympa à écouter, bien efficace, bien joué, mais qui mériterait de voir s’étoffer les structures de ses titres pour sortir plus du lot (le groupe montre qu’il est capable de le faire, y’a plus qu’à), car ce genre de death on l’a entendu des milliards de fois et pas forcément en moins bien.
2005 – Album CD – Autoproduction
6/10
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Tags: death metal, fleshdoll
UNANIMATED – In the light of darkness
Dimanche, novembre 14th, 2010Le retour d’un grand ancien de la scène est toujours sujette à caution, puisque certains crient au come-back mercantile pendant que les fans des premières heures espèrent retrouver les héros de leurs débuts. 1988 c’était hier mais en terme de scène métallique c’était l’âge d’or dont on parle comme s’il s’agissait d’une ère préhistorique, sans internet, sans piratage autre que tape trading et surtout avec beaucoup moins de blaireaux (enfin surtout moins visibles). Que d’émotions. Enfin je suppose ; je ne connais pas cette période. Il s’est écoulé pas loin de 14 ans entre leur 2e album et celui chroniqué présentement. Sans être un aficionado du combo il est aisé de comprendre que leur musique devait être parfaitement ancrée dans le style du moment en Suède. Et il l’est toujours. A vrai dire, le style de death mélodique rappelle forcément d’autres groupes du même créneau ; pourtant l’influence majeure du groupe m’a tourmenté un bon moment avant que la lumière se fut dans mon cerveau encombré. Putain mais ces mélodies, ces guitares acoustiques, cet aspect evil qui se dégage de la zique… bon sang mais c’est bien sûr : DISSECTION. En fait, c’est tellement proche que des fois ça ressemble à une photocopie avec des endroits plus noirs qui gomment la finesse des traits. Pareil ici, ça ressemble à… mais sans la subtilité ou l’accroche des riffs de Nodveidt. Mais il y a tout de même certains passages qui sont à la limite du plagiat… piller les morts c’est pas très beau les gars. De même au rayon influences, deux titres en particuliers m’ont rappelé le vieux DARK TRANQUILITY (In the light of darkness & The unconquered one); tant et si bien que je pensais que l’un d’entre eux était une cover… Que dire de plus? Ah oui la production ; et bien parfaite pour le style, malgré des effets trop perceptibles par moment et pas vraiment indispensables, avec une osmose adéquate entre batterie et gratte. Les fûts sont trop en avant notamment lors des descentes, mais je pinaille voyons, c’est un bon boulot pour le son, qui conjugue puissance et clarté, un beau paquet adapté au style suédois. L’album est bon, pourra même en convaincre de se pencher sur la scène death suédoise, à une époque où le mot death était clairement synonyme de morbidité et de violence, contrairement aux sorties fiottiques de ces dernières années. Pas mal donc mais pas indispensable pour les accrocs de Nodveidt, qui préfèreront les originaux.
2009 – Album CD/LP – Regain records
6,5/10
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Tags: death metal, unanimated







