Le moins qu’on puisse dire c’est ce que ces mecs semblent être possédés et vivre leur truc à fond. Du courrier que j’ai reçu à l’artwork en passant par les textes, on sent une réelle implication, quasi religieuse. Du black tournés entièrement vers l’adoration de dieux sinistres (enfin on l’espère) d’une façon primaire et presque obscurantiste. En même temps les groupes venant du Chili ne sont pas réputés pour leur finesse. Les synthés qui dégoulinent et les voix de pétasses c’est pas ici. Pour ce MCD c’est plutôt un mélange de black bestial et surtout de pas mal de thrash, avec des riffs bien velus qui sont autant d’invitation au headbang. Seule la voix (avec trop de réverb) et quelques blasts trahissent les origines purement black du combo. 5 titres pour 22 minutes de déferlante thrash, c’est assez intense. Si le riff d’intro semble annoncer de la mélodie, faudra pas y compter par la suite. Concassage d’esgourdes et brisage de nuque. Les riffs restent étonnamment accrocheurs pour le genre pratiqué et ne sombrent pas dans le standard qui caractérise pas mal de groupe de black/thrash norvégiens inintéressants. Certainement parce que les Chiliens restent dans un thrash non teinté d’influences alcoolo rock’n'roll à la con. Ils préfèrent la dévotion à la pression. On les sent possédés dans le riff d’entrée de Funeral of mercy, LE riff du skeud, une espèce d’invitation au meurtre rituel, le genre de riff qu’on aimerait composer une fois dans sa vie. Le genre de riff qui me donne envie d’aller taper mon voisin de palier. Et puis la cerise sur le gâteau, c’est le packaging de PROSELYTISM. Un digipack format 7″ qui se déplie dans tous les sens avec les textes plus un insert suplémentaire avec de l’artwork et les textes en espagnol. Le gavage en somme. Et comme dirait DeathMessiah (le mec derrière le groupe et le label) : CRUSH THE ATHEISM AND EMBRACE CRUELTY AGAIN ! Sont fous ces Sud Américains.
2010 – MCD – Proselytism
7,5/10
Black/thrash
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COMMUNION
Mercredi, mai 1st, 2013Posted in Black/thrash | No Responses »
Tags: black metal, communion, proselytism, thrash
DISSIMULATION – Atiduokit mirusius
Lundi, novembre 29th, 2010Ça commence en fanfare avec une zique de cirque, on se demande où on est, et pis l’autre vient te gueuler dans les oreilles secondés par une rythmique ultra couillue. Bon ça va, on s’est pas planté de skeud. Ce qui est amusant c’est que les premiers riffs vont irrésistiblement penser à ces enculés de LOITS, riff semi tragiques avec un chant lituanien dont les consonances ne manquent pas d’écorcher, à mon grand plaisir, mes petites oreilles. La comparaison s’arrête là, car après c’est du gros black/thrash velu qui remporte la mise. Pas de ce black thrash moisi dont les norvégiens nous gavent les couilles ultra pourri et coupé au pseudo rock’n'roll ou au punk à deux balles. Les riffs sont gros, carrés, puissants aidés en cela par la production ultra puissante. Comme quoi, un gros son ça fait quand même un plus non négligeable (mais ça ne masquera jamais la faiblesse de composition de beaucoup de groupes…). Ça bouge bien et les mecs atteignent le point parfait de fusion entre le black et le thrash, car on peut difficilement dire qu’à tel moment ça sonne black et à un autre moment qu’on a du thrash. Belle osmose donc qui a pour résultat un album qui s’enfile comme une vodka qu’on sort du freezer, ça passe nickel mais ça fait méchamment mal à la tronche au bout de quelques instants. Les titres de 4 minutes paraissent beaucoup plus compacts et on a à peine le temps de se demander où on en est que c’est fini. Par contre par moment les riffs tournent trop longtemps sans variation, c’est sympa quand les riffs tuent, mais quand ils sont juste bons, on se demande s’il n’y a pas un bug dans le CD. L’album n’a pas de temps mort, ce qui est un bon point, et illuminera toutes vos soirées dégustation d’alcools frelatés. Le titre 4 propose un feeling légèrement plus épique fortement bienvenu, bouffée d’air frais dans ce bloc (communiste?) black/thrash. J’étais resté sur Maras qui m’avait pas emballé les nougats, mais là, le groupe a mieux affirmé sa personnalité. C’est pas encore l’album du siècle, mais les progrès sont patents, y’a plus qu’à attendre la suite. Comme il faut attendre une réponse à l’interview envoyée en 2008 demandé par le label qui n’est même pas foutu de leur mettre la main dessus. Connards.
2008 – Album CD – Ledo Takas Records
7/10
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Tags: black metal, dissimulation, thrash
TYRANN – Shadows of Leng
Lundi, novembre 1st, 2010
TSJUDER s’extirpe au delà des croûtes sombres de l’UG, pour se prostituer selon certains, pour finir par s’éteindre aussi rapidement et se scinder en deux groupes, à savoir KRYPT et TYRANN. C’est ce dernier qui nous intéresse présentement. Le projet a semble-t-il vu le jour en 2002 sous la forme d’une démo probablement distribuée aux proches du groupe, mais le voilà prêt à attaquer seulement maintenant en 2009. Le travail de composition est très marqué par l’expérience précédente, notamment dans tout ce qu’il peut y avoir de non progressiste dans cette forme de black, le caractère très abrasif du riff et de la prod qui le soutient, et dans les relents thrash dégueu qui suintent ici et là. En effet, si les riffs façon tronçonneuse des premiers TSJUDER apparaissent clairement, ils n’en constituent cependant pas la globalité, puisque l’aspect thrash est très présent au travers de riffs très entrainant et percutant mais dont le côté rock’n'roll baisé me rappelle les très médiocres et surestimés CARPATHIAN FOREST. Pas forcément le genre de riff que j’aurai souhaité, mais manifestement il semble qu’en Norvège ça soit de bon ton de balancer des riffs sentant la déglingue alcoolisée. Ceci dit ça se fond bien dans le décors ici, puisque ces riffs sont parfaitement fondus et disséminés tout au long de l’album et permettent de casser l’effet labourage d’ouïe du reste de l’album. Majoritairement l’atmosphère nécrosée reste l’apanage d’une musique violente dans la plus pure tradition norvégienne et le groupe se permet même des passages plus axés sur le feeling et l’ambiance développée, en témoigne le très bon titre de cloture Grave Dreamer. C’est là la force du groupe, de proposer des titres travaillés juste ce qu’il faut pour ne pas emmerder l’auditeur, alternant riffs norsk et passages plus brutaux. La production est adaptée, à savoir puissante et valorisant tous les instruments, même si la basse est reléguée derrière les grattes, tout en restant craspouillec. L’ambiance necro est là sans verser dans le raw black inaudible. Il semblerait que la thématique pioche allègrement dans l’oeuvre de Lovecraft, mais je ne suis pas sûr que la collusion satanisme / Grands Anciens soit fort cohérente, notamment puisque leur répertoire sataniste n’est pas celui des orthodoxes… Ne pas s’attendre à quelque chose de transcendant, ni d’original, à vrai dire, il n’y a rien là dedans que vous n’avez pas entendu ailleurs, mais c’est bien foutu, ça a la pêche, de quoi vous occuper pendant l’été en attendant la rentrée des classes.
2009 – Album CD – Dark Essence/Karisma Records
6/10
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Tags: black metal, tyrann
CARPATHIAN FOREST – We’re Going to Hell for this – Over a decade of Perversions
Dimanche, juillet 4th, 2010Ce CD n’est en rien un nouvel album mais plutôt une compilation déguisée qui célèbre les 10 ans du groupe et également un adieu à leur label (il est amusant d’ailleurs de ne voir nul part dans l’artwork une quelconque trace du label, pas d’adresse, pas de logo, rien…) pour aller chez SEASON OF FIST. Que trouve-t-on dans ce cd ? Des inédits, des reprises, du live et une titre démo de 1996. Commençons dans l’ordre : les inédits sont du “pur” CARPATHIAN FOREST dans toute sa désolante platitude : entrée thrash, rythme très catchy, du blast et on repart au riff thrash…Le tout avec des paroles d’une confondante banalité, plutôt marrant à ce niveau là pourrait-on penser. Mieux vaut prendre ça au second degré. Pour les reprises ça reste assez proche des titres originaux mais on a le plaisir d’entendre du DARKTHRONE, DISCHARGE et du VENOM. Le live bénéficie d’un son excellent, le tout est très carré (ceci dit, tous les lives sont trafiquables à volonté). Pour cette partie on entre dans le domaine du best-of : n’étant pas un fan du groupe, je peux juste vous dire que certains titres sonnent bien malgré cette récurrente injection thrashy qui suit les constructions précédemment énoncées. Ça balance un max mais ça fait également perdre sa hargne à la zique. A noter un public qui brille par son absence…cela semble être de plus en plus le cas dans ces lives à vocation de best-of. Ce CD se clôt par un titre démo qui black norsk avec synthé…plus lugubre et déjà plus ma tasse de thé, mais dommage, c’est le dernier titre. En ghost track un délire sonore avec une femme qui jouit, du saxo et d’autres petites choses…bon, amusant, sans plus. L’artwork m’a tantôt amusé (les photos de M. Brown), tantôt plu, tantôt fait pitié ; encore une fois de ce côté là on compile les bons gros clichés du black. Compil d’adieu à AVANTGARDE, j’aurai préféré que ce groupe surestimé dise adieu à tout le monde. Décidément le fait d’avoir été présent dès les débuts du black semble être le seul atout que peuvent balancer les “fans”, trop heureux de la purée insipide qu’on leur sert.
2002 – Compilation CD/LP – Avantgarde Music
2007 – Réédition CD digipack – Peaceville Records
3/10
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Tags: black metal, carpathian forest



