Aux frontières du metal

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INTRAMUROS – …like a new pathology ?

Jeudi, mars 3rd, 2011

Prendre un metalleux par la main

Ayant vu le groupe en live, lors de l’excellent fest regroupant en tête d’affiche NECROPHAGIST et MISANTHROPE, j’avais été fort touché par cette musique aux forts relents tooliens mâtinée de quelques touches de PLACEBO dans les vocaux. L’album m’a surpris par rapport au live car les ambiances y sont sensiblement différentes. Le live était assez sombre teinté de passages limites mystiques ; l’album est plus éthéré, plus doux et planant. D’ailleurs j’ai plus ressenti une influence de A PERFECT CIRCLE que de TOOL. Évidemment les vocaux y sont pour beaucoup, mais même musicalement les structures sont bien plus simples et faciles à digérer qu’un TOOL. Cependant le groupe garde une touche toute personnelle faite d’un mix heureux entre les passages planant des ricains et ceux plus pop de A PERFECT CIRCLE. Tout l’album se déroule tranquillement avec quelques rares accès de rage vocale (dont une partie sur Life circle rappelle Mike Patton) et ça passe très bien. Les mélodies priment, et on n’est pas perdu dans des arrangements techniques, mais porté de titre en titre tout doucement, et sans s’en rendre compte on arrive très vite à la fin de l’album. Bon le dernier titre narré en schleu donne vite l’envie d’arrêter la lecture, n’est pas TOOL non plus qui veut en intégrant des passages non musicaux. La production est nickel, la guitare est mordante sans être agressive, et la batterie bien présente, cymbales claires et caisse claire claquante. Et que dire du chant sinon qu’il assure en tout point, même si j’aurai aimé plus de passages gueulards, registre dans lequel le chanteur peut tout aussi bien assurer. À vrai dire on peut rapprocher cet album du second opus de NIHIL (les Bordelais) en plus metal, notamment dans les arrangements, effleurant le rock et avec des touches plus pop, mais en restant quand même bien ancré dans ce metal typiquement à part initié par TOOL. À recommander aux amateurs de rock/metal, un gros bédo coincé au bord des lèvres.
2005 – Album CD – Autoproduction
6/10

KURSED- Like a coffee

Jeudi, mars 3rd, 2011

Les reines du café

Ils sont jeunes (ils ont commencé le groupe en 2003 à l’âge de 13 ans) et savent déjà comment s’y prendre pour nous charmer. Bande de petits salopards, ces riffs baignés d’une douce mélancolie mâtinée de rock’n'roll, cette voix capable de montées filant la chair de poule, j’ai mis du temps à percuter, mais tout ça m’a replongé direct dans l’ambiance propre aux QUEENS OF THE STONE AGE. Ah les coquins, on aurait pu trouver pire comme source d’inspiration, et même si parfois on est vraiment proche de la repompe, mais quand c’est bon autant avaler goulûment, on en redemande. Leur zique propose toutefois une touche personnel déjà par la production beaucoup moins ronde à l’oreille, avec une basse très présente dans le mix, et une guitare qu’il aurait été sympa d’épaissir plus, mais qui finalement donne un rendu rock là où les reines du désert font tout simplement du stoner. Ensuite, et c’est pas le top, on a le droit à des titres qui pourraient passer à la radio, mais qui tirent vers le bas l’album en sombrant dans du rock abâtardi à la pop (Winner). A contrario, on frise l’excellence sur le diptyque Exquisite body, titre plus expérimental par rapport au reste de l’album, mais clairement l’apex de cette bonne tasse de café. Un album intéressant, certainement dû à l’emprunte des QUEENS dans les riffs et la superbe voix du chanteur, mais en tout cas un album plaisant contenant quelques belles pépite. Avec une ouverture sur un futur brillant quand on entend un titre comme Sens qui montre une facette aboutie quant à la digestion de leur influence principale..
2010 – Album CD – Autoproduction
6/10

LIES

Jeudi, février 3rd, 2011

La vérité si je mens

Jeune groupe français, LIES sort là un album (qu’ils qualifient eux mêmes de EP – 9 titres pour 50 minutes de zique, le terme EP est quelque peu inadéquat) autoproduit qui a le cul entre deux chaises, à savoir celui du metal (tendance moderne, néo mais loin de la scène traditionnelle) et celui du rock qui n’en est pas vraiment. On va pas s’en sortir. Pour faire simple, la prod est très bonne, gros travail sur le son, ce dernier étant très rond, très chaud, avec une balance équilibrée entre les grattes et la basse, la guitare explosant littéralement avec les solii. À vrai dire chaque poste est parfaitement équilibré avec les autres, et malheureusement on a parfois des sonorités electro ou des synthés, qui sont parfois très agaçants (Wolrd of lies) ou bien un renfort judicieux pour parfaire l’ambiance (S). Pour un graisseux comme moi, la zique est beaucoup trop soft pour m’accrocher, et pour des amateurs de rock ça risque d’être trop musclé. Bon point pour eux ceci dit, car leur mixture rock/metal a cela d’original qu’elle offre un bon compromis entre deux genres, mais hélas on n’atteint pas une qualité de composition d’un TOOL (lui même étant ni vraiment l’un ni vraiment l’autre). Ce qui me rebute le plus c’est le chanteur : un chant bâtard qui oscille entre voix légèrement forcée et chant pur, sans que cela prenne, car le rendu est parfois hideux. Et pourtant par moment il fait de belles choses (excellent refrain sur Escape) ou encore dans S, titre qui offre un aperçu de ce que le groupe serait bien avisé de suivre. Voix qui ne suit que très peu l’aspect chanté, et plans instrumentaux purs et très aériens qui laissent s’éclater l’excellent soliste. Ça reste à la marge et c’est dommage, car des bonnes idées sont glissées ici et là (on a parfois quelques bons riffs entrainants) mais trop diluées dans une texture extrêmement soft.
2010 – Album CD – Autoproduction
4,5/10

TRAKTOR – Early adopter

Mercredi, février 2nd, 2011

John Door

Ils n’ont pas du comprendre avec ma chronique du EP que ça n’était pas ma came, pourtant voilà l’album qui débarque dans ma boite à lettres. Bonne idée, puisque sur un album ça passe déjà beaucoup mieux. On est toujours dans les sables mouvants du rock indépendant mixé à du (post) punk, et sur des titres plus longs ça passe très bien, le groupe navigant entre passages soutenus (pour ce style bien entendu, notamment dans le très bon North to Oak Island) et moments plus atmosphériques très intéressants, où les grattes ont cette touche fluide et caressante propre au postrock. Par moment on atteint des sommets, comme au milieu de Two wrongs don’t make a right, ou encore le final de Extension ’94, et même si on ne retrouve pas toujours cette intensité tout au long de l’enregistrement, notamment au milieu où tout semble plus anecdotique pour finalement subir un redressement qualitatif patent avec les trois derniers titres où on frise l’excellence, ça s’écoute agréablement, même si j’en ferai pas mon disque de chevet. La zique sait être dynamique et variée c’est déjà pas mal, la production est soignée avec une bonne basse qui écrase presque les maigres guitares. Bon album, sympa à écouter, mais pas pour autant celui qui me fera basculer dans ce genre là.
2010 – Album LP – Atlas Rec / Apocaplexy Records / Not Another Label
6/10

TRAKTOR – Where water goes

Vendredi, janvier 21st, 2011

Je ne reconnais plus personne en Massey Ferguson

Hey mec tu veux le promo du prochain TRAKTOR? Euh? Hop, petite recherche sur METAL ARCHIVES. TRAKTOR = thrash. Yeah envoie la purée. Pochette à la con qui m’intrigue, mais peu importe, seule la zique compte n’est-ce pas? Introduction du CD dans le lecteur…et aaargh putain? C’est pas du thrash c’est du …c’est quoi d’ailleurs? Une espèce de rock alternatif coupé d’éléments punk très très soft… Ce promo correspond à un nouvel EP, deux titres bien rythmés, assez décalés à vrai dire, avec une voix zarbie qui heureusement ne navigue pas dans les tonalités mièvres et sirupeuses, mais reste haut perchée, de manière presque scandée. La prod fait la part belle à la basse, même si c’est la gratte avec sa sonorité assez légère qui fait le plus gros de la mélodie. L’ambiance est déstabilisante, surtout quand on s’attend à du thrash, c’est pas dégueu à vrai dire, c’est juste que ça joue absolument pas dans un créneau qui me cause. Et sur deux titres c’est difficile de s’immerger dans l’univers du groupe.
2010 – EP – I Made This
4/10

STEVANS

Lundi, novembre 29th, 2010

UDC in the sky with diamonds

Toi l’amateur de trucs graisseux, l’amoureux de hurlements haineux ou rageurs, l’adorateur de grattes saturées et de blasts, toi le metalleux trendy ou dur à cuire, tu peux déjà aller voir chez les grecs si tu y es, car cette chronique ne te concerne pas. Ni de près ni de loin. Tout fout le camp dans ce zine non? STEVANS est un jeune groupe suisse où la vie est belle à se gaver de fromage et de chocolat milka et tout ce bonheur transpire au travers de cette musique rafraichissante même si non metal, et emprunte beaucoup au rock british, limite avec les barrières ténues de la pop à vrai dire. Le titre d’ouverture est un régal dans un genre plutôt postrock, et c’est bien dommage que tout le reste ne suive pas un brin cette tendance. Le reste va s’abâtardir dans une mouvance faussement rétro où la pop est bien mise en avant dans la structure simple et entrainante des compos, mais sans jamais renier une production très rock, guitares/basse bien en avant et une batterie qui n’est pas en reste. On pense souvent à OASIS, les descendants (ou pilleurs de l’héritage) des BEATLES, et dans certaines mélodies vocales, c’est bien le quatuor magique de Liverpool qui m’est venu à l’esprit. Toutefois on en restera là pour la comparaison, car c’est hélas plus axé sur une musique tendance sans trop d’expérimentations. L’album est plaisant, pourtant ça arrive vite à me gaver, car trop soft pour mes petites oreilles de brute (et les rajouts de synthés par contre c’est la cata – restez sur la formule power trio). Ça n’enlève en rien la qualité du travail fourni ; faudra juste mieux cibler l’envoi de promo la prochaine fois…
2006 – Album CD - Gofannon Records
5/10

MISS BURTON – My shell

Mercredi, novembre 10th, 2010

Burton C. Shell

Jeune formation (2009), MISS BURTON évolue sans complexe entre différents styles me dit la bio, styles qui vont du rock anglophone (MUSE) à un style appelé fusion, que je renomme neo metal. Si le genre rock me paraît bien adapté aux français, pour l’aspect fusion/neo, on repassera, c’est tant mieux dans un sens car ça m’aurait insupporté. Leur rock bénéficie d’une production très metal, avec un son excellent, notamment la basse qui ronronne bien sur des guitares moins agressives que dans le metal, mais toutefois bien mordantes si on les compare à des groupes supposément rock, mais largement abâtardis à la pop de castra. La seule chose qui fait basculer leur zique dans le rock c’est bien le chant, très caressant, un chant clair très bon et agréable. L’excès gueulard de Checkmate est bienvenu même si ces tonalités m’auraient davantage plus disséminées tout au long des titres. Côté riff, si l’emprunte rock moderne est bien là, quelques parties instrumentales font penser au postcore qui se serait assagi en postrock, avec quelques relents de doom dans My shell, excellent titre de fin qui flirt plus avec le metal dans l’esprit qu’avec du rock. Il manque toutefois cette touche rock’n'roll qui balance et surtout un supplément d’âme, qu’on trouve dans le superbe Welcome home avec un refrain extrêmement accrocheur et pas assez exploité à mon goût (on pense même parfois à du THE OLD DEAD TREE ce qui n’est pas pour déplaire à votre serviteur). Ce qui me rebute le plus est cet aspect lisse et propre, surtout dans No matter, avec cette entrée qui ressemble à du mauvais ANATHEMA pour finir dans du rock/pop qui finirait bien en BO de Buffy. Brrr, non merci. Des points forts toutefois dans cette première production, à voir quel chemin va être suivi avec l’album prévu début 2011.
2010 – MCD – Autoproduction
6/10

SONS OF SECRET – Interview 2010

Lundi, novembre 1st, 2010

Fait en début 2010, je ne sais plus quand exactement, mais on s’en fout pas mal… Dialogue animé (fautes d’orthographes d’origine) avec le groupe suite à la sortie de son premier album autoproduit The dancefloor killers

 

Salut les fils du secret! Bon déjà c’est quoi ce nom de groupe? Vous êtes tous issus du même secret? Frères de secret? Mais de quel secret parle-t-on?

Doug : Ma maman elle m’a dit de pas le dire !!!
Pierre : L’avantage de ce nom c’est qu’on peut y mettre tout ce qu’on veut selon l’humeur du moment. Hier ce nom avait une certaine signification, demain il en aura une autre, ça nous permet de pas se limiter, on pourrait construire un concept album autour de ça, etc… mais avant tout ça image bien notre état d’esprit : si on s’était appelé CANNIBAL CORPSE ça aurait renvoyé l’imaginaire des gens vers une musique moins groovy, non ?

 

Quels ont été les retours concernant le 1er album? Les zines et le public ont ils tous été réceptifs? Et puisque vous avez du recul vu que c’est sorti il y a quelques temps êtes-vous pleinement satisfait de l’album?

Antoine : On est forcément fier, mais on ne sera jamais satisfaits à 100%. Pour ce qui est des retours ça reste positif dans l’ensemble même si il en ressort qu’on n’assume pas forcément nos délires à fond et le prochain album en préparation ira dans ce sens.
Doug : Avec le recul on s’est rendu compte des erreurs et ça nous a permis d’apprendre beaucoup.

 

Racontez moi l’histoire du groupe… récemment le batteur a été remercié… Il était fan de zouk et ça le faisait pas? Est-ce que le line-up a pu se stabiliser depuis?

Pierre : Bah on cherchait un moyen d’attirer les filles, on s’est rendu compte qu’attraper les oiseaux avec du sel ça marchait pas bien, on a donc monté ce groupe.
Antoine : Pour Seb notre ancien batteur si il avait été fan de zouk on l’aurait peut être gardé.
Doug : On en était arrivé à un moment où les objectifs du groupe n’étaient pas ceux de Seb voila tout. Depuis on joue avec Raph, ça le fait, on progresse vite, l’ambiance y est, on verra dans quelques temps pour dire si le line-up est stable.

 

Avez-vous démarché des labels pour la sortie de l’album? Penses tu qu’un groupe UG ait besoin d’une structure pour se développer convenablement? À voir l’exemple de INHUMATE qui s’en sort très bien tant au niveau prod et vente que organisation de concert… un exemple à suivre?

Pierre : L’objectif du premier album était de commencer gentiment à se faire une petite place sur la scène UG comme tu dis (c’est over branchouille comme expression). On a pas spécialement cherché de labels mais on s’est fait des contacts intéressants qu’on garde au creux de l’aisselle pour le second album. Pour INHUMATE, on comprend leurs choix et leur activisme force le respect mais ce ne sont pas les projets qu’on a pour le groupe, il nous faudra un jour ou l’autre une structure pour avancer tout au moins en matière de distribution.

 

Parlez moi de la composition des titres. Ça doit être chaud de créer des chansons qui empilent des passages assez éloignés de la zique traditionnelle (je pense au titre à propos de la télé réalité) ou alors avec des cassures structurelles permanentes. Travail collectif ou y a-t-il un tyran qui gère tout? Qu’est-ce que vous avez à l’esprit en construisant vos titres : créer une atmosphère, l’éclate, la scène, épater les filles?

Antoine : Storm troopers.
Pierre : Je crois pas que c’est la réponse qu’il attend, Doug démerde toi !!!
Doug : Ouin… L’objectif c’est de faire la musique qui nous plait et bizarrement, comme on est des comiques troupiers c’est pas si dur de faire des chansons déstructurés.
Pierre : Ça part de pas mal de délires en fait et derrière Ben le grand tyran de l’histoire, qui compose actuellement le 26ème album du groupe avec un orchestre symphonique de 121,5 personnes (y a passe-partout qui chante), structure les idées et arrange les morceaux. Actuellement nos chansons tendrait plus à retranscrire en musique des scènes qu’on s’imagine, c’est notre côté cinéphage qui ressort.

 

On dirait que le groupe n’est composé exclusivement que de banquiers. Alors comme ça on se la flambe en costard cravate? Un look dans le metal quel qu’il soit, baggy qui pend caca dans le froc, corpse paint pinder circus, touche hardcoreux crapoteux miséreux, tout ce beau bordel a t il un impact sur ce que véhicule un groupe? Une musique se suffit elle ou alors tout ce qui gravite autour,  aussi bien l’image des membres que les artworks, a aussi son importance?

Pierre : Oui, question suivante !!!
Antoine : Vu qu’on a pris le parti de créer une image autour du groupe, c’est évident que pour nous le visuel est important. Les gens connaissent pas forcément nos visages mais dès qu’ils voient 5 mecs en costard cravate sur scène ils savent que c’est nous.
Doug : C’est un moyen de bien marqué la différence entre ce qu’on est à la ville et ce qu’on est sur scène.

 

Pouvez-vous nous faire un tour d’horizon des titres et au delà de ça ce que vous voulez faire passer comme message, s’il y en a un… et puis c’est quoi le problème avec les teckels? Vous préférez peut être les caniches?

Antoine : Teckel ou caniche, même combat.
Pierre : Pour une fois je crois que je vais répondre sérieusement à cette question héhé… Que ce soit les teckels, la télé-réalité, les modes mort-nées et « les tourments insondable de l’âme humaine », le message à retenir c’est qu’on a juste envie de se défouler et vaut mieux faire ça par le biais d’une musique violente que part une vraie attitude violente. On est pas des donneurs de leçon, on fait ni dans la propagande, ni dans le prosélytisme. Je vais utiliser une phrase qu’avait dit Max d’EMBRYONIC CELLS pour une question similaire :je paye mes factures, un mec me fait comprendre qu’il veut me casser la gueule, je me fais pas justice moi même, un teckel aboie, je l’égorge pas, etc… Et pour illustrer mes propos il suffit de se référer aux paroles de l’album avec cette phrase qui revient dans plusieurs chansons : « I need a target to engulf my rage ».
Doug : Je pense qu’on a pas véritablement de message a faire passer via notre musique mais plus un sentiment ou ressentis sur l’actualité et les sujets qui nous passionne (comme les mamies!! heu les teckels). On peut dire que chaque chanson est un film, avec son scenario propre (et dégueulasse parfois), sans opinion engagé comme mon pote Romero peut le faire…

 

J’ai comme l’impression que le cinéma, notamment de genre, a une influence sur le groupe. Les zombies semblent remporte la palme… fans de Fulci? Quel est selon toi le meilleur film de zombies? Pour ma part l’inépuisable Night of the living dead mais aussi le troublant I zombie, chronicle of pain pour son approche individuelle… à part les zombies (et Russ Meyer), pas d’autres préférences?

Doug : C’est ce qui nous rassemble je crois le cinéma porn… d’auteur!! C’est vrai que les séries Z on en mangerai bien tous les jours… pour ma part les zombies c’est un pur kiffe et je te conseil LE FILM DE TOUTE L’HISTOIRE Le lac des mort vivants (prépare toi quand même deux ou trois cafetières avant le visionnage).
Pierre : T’as touché dans le mille. Dans le groupe on est plus à même de se retrouver autour d’un bon film que d’un album. C’est cette approche cinématographique qu’on essaye d’apporter à notre musique. Pour les zombies, effectivement c’est un fil rouge. Tout comme le premier album le second contiendra un morceau sur les zombies qui risque d’être « caliente »… Mais on peut citer aussi l’univers Tarantino qui pour moi est la plus grosse influence qu’on est, les John Carpenter, etc… Sinon le meilleur film de zombie c’est Le Lac Maudit de Jean Rollin mouhahahahahaha (big up à Cof d’HYSTHERESY)

 

Parle moi de votre enregistrement… comment en êtes vous arrivés à collaborer avec Axel Wursthom? Satisfaits? C’était studieux / pro ou déconne / porno / bière pendant la session?

Pierre : Axel c’est chargé du mastering donc on a échangé que via nos mails. L’enregistrement et le mix quant à eux se sont fait au AT-OHM STUDIO de Seb Brodart qui est situé dans l’Aube. C’était à la fois studieux et déconne, nos consommation de cigarettes, de bière et de café ont explosés !!! Mais Seb a fait un super boulot, très pro tout en restant cool.

 

Comment est venu l’idée d’avoir les invités? Les titres étaient écrits spécialement pour eux. Ont il suivis vos idées ou ont ils apporté leur touche?

Doug : En fait je lisais un bouquin et paf! Ou je regardais un film po…lonais je sais plus mais sûr on ne les a pas écrites spécialement pour eux. Après si je me trompe pas ils ont plus ou moins apporté leur touche personnelle.
Antoine : Les titres étaient déjà écrits avant de savoir qu’il y aurait des invités pour l’enregistrement, par exemple contagion est le tout premier morceau du groupe qui a donc plus de 2 ans aujourd’hui. Chaque invités a apporté sa touche perso aux chansons, ils étaient assez libre pendant l’enregistrement. On leur expliquait en gros comment on voyait les choses et après c’était carte blanche pour eux.
Pierre : à chaque invité sa petite histoire : Djej est l’ancien frontman de FIXXX, qui m’avait invité à chanter sur un de leurs morceaux, je lui ai donc rendu la pareil sur Contagion. Pour Arno c’est simple, CARNIVAL IN COAL fait pour nous parti des meilleurs groupes qu’on a en France (derrière Chantal Goya et Enrico Macias) donc on lui a envoyé un mail et il a accepté de venir chanter sur Z. Enfin pour Jérôme, c’est une blague entre WILD KARNIVOR et nous, concernant la panne d’un camion pendant une tournée… On leur avait dit qu’on en ferait une chanson, ça a donné On The Road Again et on a poussé le vice en invitant Jérôme. Chaque chanteur a fait ses lignes à sa sauce en s’inspirant de nos suggestions.

 

SOS est il un groupe de scène? Arrivez vous à bouger les amorphes français? Avez vous pu vous produire à l’étranger? Quels pays vous brancherez?

Antoine : Oui sans conteste nous sommes un groupe de scène. A la base le groupe fut créé pour nous permettre de faire des concerts. Nous n’avons pas encore pu jouer à l’étranger mais moi la Belgique, l’Allemagne ou l’Autriche sont des pays qui me botteraient bien.
Doug : Sur scène on peut vraiment se lâcher mais le studio permet une autre éclate et une approche différente des chansons. Quant au popotins des Francais c’est épidémique sa dépend les villes, le nord étant plus propice au headbanging national. D’ailleurs aller en Allemagne pourquoi pas ça a au moins la réput’ de bouger…
Pierre : à la base on a fait ça pour les concerts, d’ailleurs notre premier show a eu lieu 3 mois après la première répète, mais une fois gouté aux joies de l’enregistrement, là comme Doug je dirais que c’est une autre forme d’éclate. De toute façon à notre échelle si ça reste pas fun ça sert strictement à rien. Pour revenir aux concerts, faut avouer qu’on évolue dans un style un peu particulier et il se trouve qu’on est souvent la « bête de foire » de la soirée, c’est à double tranchant, sois les gens accroche et bouge avec nous, soit ils vont boire une mousse et attendent le groupe suivant.

 

J’ai vu que tu pactisais avec l’ennemi en ayant un blog via skyblog. De plus j’ai remarqué que dans tes liens commerciaux on parlait pornographie et cure d’amaigrissement. Y’aurait-il un message subliminal comme quoi seuls les anorexiques pourraient s’adonner à l’exhibition éhontée de leurs trous et que les pauvres obèses seraient ainsi privés de toute sexualité déviante et outrancière? Alors?

Doug : Je laisse le soin de répandre la propagande au webmaster…
Antoine : Skyblog c’est pour être over-branchouille auprès des jeunes à mèches rebelles !!
Pierre : A la base c’est plus pour le public local. C’est important pour un groupe d’avoir un réseau, sans parler de fans pour autant, mais de gens qui aiment bien. Myspace ouvre une grande ouverture sur le pays et plus encore, mais notre utilisation du skyblog c’était plus vis-à-vis des troyens qui semblaient être plus branché sur sky que myspace. Maintenant la tendance change un peu, mais on alimente régulièrement toutes nos pages, comme ça on se dit qu’on oublie personnes. Sinon niveau liens commerciaux, myspace fait pire je trouve, mais je vais pas polémiquer là-dessus, on a des espaces gratuits et fonctionnels, ça arrange un peu tout le monde, donc toutes les pubs, à force j’y fait plus gaffe. (tiens Germaine me propose une voyance gratuite qui me fera perdre 30 Kg en deux jours grâce au best of de MICKAEL JACKSON en sonnerie sur mon Iphoune…dingue non !!!)

 

Raconte moi ta région… le champagne, les andouillettes, et puis le metal dans tout ça? À part les black metalleux de EMBRYONIC CELLS, que peut-on y découvrir comme groupe prometteur? Peut on parler de scène troyenne ou faites vous partie de l’infâme scène parisienne malgré vous?

Antoine : Le terme Champagne-Ardenne s’explique par le fait que la région est issue en grande partie de l’ancienne province de Champagne ainsi que de divers petits territoires dans la vallée de la Meuse dans le massif de l’Ardenne. La Botte de Givet est d’ailleurs de culture wallone.
Doug : Sur un plan purement métaphysique, je dirai que l’approche triviale de la scene locale est pour le moins chanboulantesque (c’est beau). Plus sérieusement il y a quelques groupes sympa si si , ah Pierre tu sais l’aut’ groupe la merde…. Vas y toi.
Pierre : On a une tripoté de bons groupes part chez nous, je parlerais plus de la scène troyenne, qui compte dans ses rangs EMBRYONIC CELLS bien sur, mais aussi HYSTHERESY et leur death-mélodique, VISCERAL DISSECTION qui fait dans le brutal death ou bien DJENAH et son metal moderne. Ça c’est pour les plus gros, mais y a aussi tripoté de petits groupes qui font les frais d’une politique culturelle déplorable, et quand en plus aucun bar ne veut de nous bah, ça devient un vrai sacerdoce. De ce fait la scène troyenne m’a l’air quand même vachement solidaire, tant au niveau des groupes que du public, mais encore une fois, l’image du metal pour certain, se réduit à des ivrognes chevelus qui cassent tout, même pour nous qui faisons un truc soft… A nous de nous faire accepter.

 

Qu’est-ce qu’on écoute en secret chez les fils? Du metal plutôt moderne ou du old school? Y’a t il d’ailleurs une limite au metal ou la polka et le hip hop trouvent grâce à vos oreilles?

Doug : On a tous nos préférences, mais l’une fait l’unanimité, c’est les 80′s. Ça c’est du bon son pour dans tes oreilles : ils t’entrainent au bout de la nuit, mais qui, les démons de minuit, a vous!! Pour ma part seul le rap, r’n'b et compagnie n’a pas grâce a mes oreilles, beurk.
Antoine : On écoute tous un peu de tout, mi j’aime bien des trucs comme les RED HOT, JAMIROQUAI et ce qui groove. Mais j’écoute aussi beaucoup de métal en général.
Pierre : Je dirais que comme Doug, on se retrouve autour du son eighties, le bon vieux son Marshall d’un Reign in blood ou d’un Refuse/resist. Y a PANTERA aussi !!! Sinon en plus moderne, on peut citer DREAM THEATER, OPETH, PORCUPINE TREE, enfin pour ma part je me régale avec le thrash moderne ou les trucs bien barré, dernières découvertes INSANE et DADABOVIC… et c’est français môssieur !!! Haaaa et puis on a aussi un batteur fan de grind, hardcore, free jazz… bref un poète !!!

 

I send a SOS to the world! Allez hop à toi de finir discofunky!

Doug: M’en vais choquer la Denise!!!!!!!
Pierre : La marche des vertueux est semée d’obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l’œuvre du Malin. Béni soit-il l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité se fait le berger des faibles qu’il guide dans la vallée d’ombre, de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand sur toi, s’abattra la vengeance du Tout-Puissant !