Aux chiottes

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KERION – Holy Creatures Quest

Dimanche, septembre 19th, 2010

Holy shit

S’il y a bien un truc dans le Metal qui soit plus catastrophique, pour ne pas dire néfaste, que l’arrivée du Neo il y a quelques années, dont tout le monde a déjà oublié l’éphémère flatulence, c’est bien le Sympho Power Opera «  Metal  » à chanteuse. Il a comme seul qualité de rameuter des gens qui ne savent pas ce qu’est le metal stricto sensu mais qui à force d’écouter des madames s’égosiller de manière plus ou moins juste sur des grattes saturées et tempos effrénés se croient en être les dignes représentants. Ne polémiquons pas, contentons-nous d’être juste en chroniquant ce présent CD, parfait représentant tout ce que je déteste dans ce genre. Le groupe a de la bouteille, cela s’entend à la parfaite maîtrise instrumentale, et a sorti ce 1er album tout d’abord de manière auto-produite, pour que finalement THUNDERING s’émerveille suffisamment pour le ressortir sous son égide. Dès les 1ers accords on sait à quoi on a affaire. Synthés dégoulinants, ambiance épique à la … euh? Pff? Seigneur des Anneaux? Allez ok, adjugé, ambiance épique façon fantasy, mais avec des gentils êtres mignons qui sautillent de partout, là où j’attends des barbares qui cassent la bouche à coup de hache à tout ce qui bouge. Je leur reconnais de bien coller à cette ambiance dans les artifices mis en place, mélodies, chœurs, ambiances, construction de leur album contant une histoire improbable que je n’ai pu lire (promo oblige). Mais qu’est-ce que ça m’emmerde. Sur une base très heavy dans les rythmiques, tu sais ce genre de rythmique galopante héritée des vieux MAIDEN, on s’approche parfois du speed, et des excès branlouillages du Prog dans les solii grattes ou synthés. Comme je le disais précédemment, la maîtrise instrumentale est bel et bien là mais on flirte toujours avec une ambiance mièvre et des mélodies sirupeuses gentillettes qui m’exaspèrent. La chanteuse officie correctement mais parfois certaines notes aigües semblent passer avec difficultés, et sont disgracieuses. Ambiance pompeuse, joyeuse et propre à faire danser les nains de jardin, je retiens toutefois des pistes prometteuses, qui s’éloigne fort heureusement des canons de ce style si poussifs, à savoir quelques passages de March of the legion (pour la mélodie réussie) ou encore de Minotaurus Furor (le chant masculin couillu est carrément excellent mais anecdotique). Encore heureux que les zicos se démerdent bien ; quoique utiliser autant de technique pour ce résultat me laisse songeur. En restant tout à fait objectif, reconnaissons que c’est bien fait ; de manière subjective, qu’est-ce que ces ambiances pouêt pouêt viennent foutre dans le Metal? Rien? Rien. On est d’accord.
2007  – Album CD – Autoproduction
2008 – Réédition CD – Thundering Records
3/10

CARPATHIAN FOREST – We’re Going to Hell for this – Over a decade of Perversions

Dimanche, juillet 4th, 2010

Cours Forest

Ce CD n’est en rien un nouvel album mais plutôt une compilation déguisée qui célèbre les 10 ans du groupe et également un adieu à leur label (il est amusant d’ailleurs de ne voir nul part dans l’artwork une quelconque trace du label, pas d’adresse, pas de logo, rien…) pour aller chez SEASON OF FIST. Que trouve-t-on dans ce cd ? Des inédits, des reprises, du live et une titre démo de 1996. Commençons dans l’ordre : les inédits sont du “pur” CARPATHIAN FOREST dans toute sa désolante platitude : entrée thrash, rythme très catchy, du blast et on repart au riff thrash…Le tout avec des paroles d’une confondante banalité, plutôt marrant à ce niveau là pourrait-on penser. Mieux vaut prendre ça au second degré. Pour les reprises ça reste assez proche des titres originaux mais on a le plaisir d’entendre du DARKTHRONE, DISCHARGE et du VENOM. Le live bénéficie d’un son excellent, le tout est très carré (ceci dit, tous les lives sont trafiquables à volonté). Pour cette partie on entre dans le domaine du best-of : n’étant pas un fan du groupe, je peux juste vous dire que certains titres sonnent bien malgré cette récurrente injection thrashy qui suit les constructions précédemment énoncées. Ça balance un max mais ça fait également perdre sa hargne à la zique. A noter un public qui brille par son absence…cela semble être de plus en plus le cas dans ces lives à vocation de best-of. Ce CD se clôt par un titre démo qui black norsk avec synthé…plus lugubre et déjà plus ma tasse de thé, mais dommage, c’est le dernier titre. En ghost track un délire sonore avec une femme qui jouit, du saxo et d’autres petites choses…bon, amusant, sans plus. L’artwork m’a tantôt amusé (les photos de M. Brown), tantôt plu, tantôt fait pitié ; encore une fois de ce côté là on compile les bons gros clichés du black. Compil d’adieu à AVANTGARDE, j’aurai préféré que ce groupe surestimé dise adieu à tout le monde. Décidément le fait d’avoir été présent dès les débuts du black semble être le seul atout que peuvent balancer les “fans”, trop heureux de la purée insipide qu’on leur sert.
2002 – Compilation CD/LP – Avantgarde Music  
2007 – Réédition CD digipack –  Peaceville Records

3/10

AZAGHAL – Noituuden Torni

Dimanche, mai 16th, 2010

Débuts de merde

Comment décrire l’énorme déception que m’inspire cette démo ? AZAGHAL, tout le monde connaît…bons albums, participation active de la part de certains membres dans la scène black UG. Mais penchons nous sur cette infâme bouse faisandée qu’est cette demo. Première chose non choquante pour tous les amateurs de black, le son est assez sourd mais la production reste tout à fait correcte. Techniquement certains riffs sont plutôt bons et le batteur se démène sacrément bien. La forme paraît satisfaisante non ? Alors, on se penche encore un peu plus : et oh ! stupeur, on a bien à faire à l’énorme étron auditif qui fleure bien le black dans l’air du temps. Chose inconcevable à tous ceux qui connaissent les albums, on peut trouver ici un synthé merdique à souhait : nappes inutiles, envahissantes, joli piano à la DIMMU BORGIR et surtout ce son de synthé (très bref certes, mais qui ressemble au son entendu lorsque mon PC m’avertit que je vais effacer un message) récurrent, collé n’importe où et n’importe quand, dans tous les titres ! Il aurait mieux fait de se couper les doigts sur ce coup là…Au début ça agace, ensuite ça gonfle, et au bout d’un moment on ne repère plus que ça. Ensuite (cerise sur le gâteau) le chanteur…bon le chant est majoritairement dans les tonalités black classique et tout d’un coup il monte dans les aiguës de manière épouvantable et insupportable (enfin rien que d’y repenser j’en ris). Quant au chant clair, je préfère ne pas m’appesantir dessus – la volonté est bonne mais vouloir ne suffit pas pour pouvoir dans ce cas précis – puisqu’il n’apparaît que très rarement dans cette démo (heureusement d’ailleurs). Absolument rien ne surnage dans ce ratage. Cette démo me permet de faire un constat : à savoir un manque de personnalité flagrant, cette démo lorgnant plus vers la vague pseudo sympho norvégienne (ça marchait bien à l’époque). Une démo à ignorer ou mieux : à éradiquer.
1998 – Démo K7 – Stålhammar Production
2/10

NECROPHAGIA – Goblins be thine

Dimanche, mai 31st, 2009
NECROPHAtigué

NECROPHAtigué

Qu’il est loin le temps où NECROPHAGIA faisait du death brutal…On en arriverait presque à le regretter parfois. Quoique…le groupe s’est depuis orienté vers une musique plus atmosphérique, ou du moins ayant laissé la brutalité de côté même si certains riffs de ce nouveau maxi nous rappellent quelle musique jouait ce groupe auparavant, notamment dans le 1er titre Sadako’s curse. Vient ensuite un titre hommage au film Nekromantik (tu sais ce subtil film  »culte » où on choppe des bouts de cadavre pour s’exciter et où on baise avec des morts) qui en reprend le thème principal au synthé – le titre étant pourrave à la base ce n’est pas un plus gros son qui l’arrange. Young burial nous propose une musique plus orientée vers le black/death, avec un rythme lourd et une très bonne ambiance dégagée malgré une structure très répétitive. Le titre suivant sera encore plus lent, plus lourd et plus atmosphérique (et plus casse grain aussi) mais heureusement beaucoup plus court. Viennent deux titres de remplissage, un instrumental au synthé et un titre contenant beaucoup de samples pour très peu de musique. Je note toutefois que l’artwork est superbe mais ce sera bien la seule chose réellement positive. Bref un maxi très dispensable.
2004 – MCD – Red Stream Inc
3/10