Aux chiottes

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KERION – Cloudriders Pt I

Vendredi, avril 12th, 2013

Meg Ryan metal

Ils ont laissé tomber les vilains orcs tout vert pour s’orienter vers la flibusterie…spatiale. C’est beau comme thématique, on croirait presque que la zique puisse changer. Peine perdue. C’est toujours le même heavy symphonique à la con, avec autant de souffle qu’un déo à chiotte. C’est tellement gentillet, avec des sommets de mièvrerie insupportables (The fall of skycity pt 1), et sautillant que ça en devient écœurant. Quand j’écoute ça, j’imagine un groupe composé de nounours avec des petits zosiaux portant des mini-guitares, et faisant cui-cui en chœur. Et puis un arc-en-ciel en arrière plan. Putain la vision de cauchemar. Les amateurs de heavy pouêt pouêt avec chant féminin seront ravis, car c’est bien branlé techniquement (les solii sont bien dégoulinant comme je les aime), c’est lumineux, on croirait que la grâce nous tombe sur le coin de la gueule, la production est au top (le son de la grosse caisse est au top). En plus les insolents, ils ont même mis un chant masculin (extrêmement ponctuel) qui est plutôt bon. Proposons que ce mec chante tout le temps. Ça suffira surement pas à viriliser le tout. Un album recommandé pour ceux qui connaissent le genre et surtout qui l’aiment. Les autres pourront vivre sans même y jeter une oreille par curiosité. Y’a quand même un truc qui me fait flipper dans ce skeud. C’est le titre. Oué, parce qu’il y a marqué Pt I.
PS : le kérion est une infection suppurée du cuir chevelu. Pari réussi sauf que moi ce sont les oreilles qui suppurent à la fin de leur album. 
2012 – Album CD – Metalodic Records
3/10

SHADES OF SYN – Rust from inside

Vendredi, mai 13th, 2011

Pourri en surface

Groupe français formé en 2005, originaire de Besançon, une démo en 2007, et un album présentement chroniqué. Passons vite sur les présentations qui n’intéressent personne pour passer sur l’album. Passons aussi vite sur l’album. Eux appellent ça du death metal ; déjà les cartes sont tronquées puisque le référentiel death metal que j’ai me préparait à tout sauf ça. Une production honnête, même si les basses sont un poil trop en avant, et puis un bruit horrible tout le long, quelque chose qui m’engorge le poireau jusqu’à l’explosion tellement il est pénible. Je crois qu’on appelle ça un synthé. Sonorités virevoltantes foncièrement joyeuses, mais qui s’enlacent parfaitement avec des riffs fades pour délivrer une musique absolument rébarbative. C’est d’autant plus dommage que leur soliste est excellent, mais ça ne suffira pas à maintenir une écoute active et enthousiaste. La voix rappelle celle d’un mauvais groupe de black, du genre d’un timbre forcé mais sans hargne derrière. Une voix sans puissance et poussive qui achève de nous les gonfler comme des pastèques. Sur 11 titres seul Well dressed eradicate a eu un passage très sautillant m’ayant accroché peut-être car il me rappelait ma folle jeunesse et mes écoutes d’OMD. Une référence plus électro que metal d’ailleurs. Sauf qu’ici on joue du death metal. Enfin, on croit en jouer.
2011 – Album CD – Autoproduction
1,5/10

FLUXIOUS – Why so serious?

Lundi, mai 9th, 2011

Sans déconner

Ce jeune groupe pratique une musique qui me sort par les trous de nez. Restons poli. Dans l’absolu le genre musical pratiqué, un mélange pop/rock (il paraît qu’il y a des touches jazz, soit…), avec une sonorité metal assez classe, ne me déplait pas, mais l’ajout d’un chant féminin extrêmement soft fait verser mes sentiments de l’indifférence curieuse au rejet pur et simple. Les mecs jouent bien, c’est sûr, et pour en revenir à la production, elle est excellente, même si la guitare manque de coffre, le genre veut cela, mais en contrepartie une basse plus détachée aurait été bienvenue. Simple préférence, la leur convient très bien. Mais putain cette chanteuse, même avec une voix correct, me fait trop penser à des émissions de télé réalité pour me pousser à approfondir l’écoute. D’ailleurs musicalement, on se rend finalement compte qu’il y a parfaite concordance entre les deux : pas d’émotion qui s’en dégage, pas plus de personnalité affirmée. Il y a certainement un public pour ce genre (on leur souhaite), je n’en fais pas parti.
2011- Album CD – Autoproduction
0/10

UTUK XUL – The goat of the black procession

Vendredi, avril 22nd, 2011

Trou d'Utuk

Du black metal colombien, je ne m’attendais à rien d’autre qu’un flot de brutalité primaire et crade, et j’en ai eu largement pour mon compte. 1er album du groupe (au bout de 8 ans dans la scène tout de même), ça commence de manière sympathique et très festive avec ce sample de messe rituelle exécutée par Anton Lavey avec ce doux fond d’orgue et ces suaves déclamations incantatoires. On se retrouve plongé plusieurs décennies en arrière où tout ce beau monde était costumé de manière outrancièrement ridicule (des vidéos existent, pour le culte). Et puis à la 1ere chanson c’est le chaos total, du blast incessant, une batterie qui matraque (caisse claire casse boules, double pédale à bloc) tout ce qu’elle peut, des riffs assez peu discernables voir inexistants, les guitares se contentant de grésiller tranquillement en formant un épais mur nuisible pour les oreilles. Ça devient très vite insupportable : une demi-heure de ce truc dans la gueule et tu ne sais plus où tu habites, ce que tu étais en train de faire, tu pourrais même avouer n’importe quoi pourvu qu’on arrête cette merde infernale. De plus les morceaux étant très longs (genre la dizaine de minutes pour les deux premiers, durée qui chute à 5 minutes ensuite mais qui paraissent une éternité tout de même) et tournant sur du blast du début à la fin avec deux ou trois riffs différents en tout… je te laisse imaginer la taille du casque sur ta tronche à la fin de l’album. Brutal c’est certain, intéressant, pas le moins du monde. Et surtout ça se finit par une messe d’Anton Lavey. Comme ça on n’a pas l’impression de tourner en rond. Pour compléter le tableau, dans le livret la photo des deux zigotos qu’on croirait en train de chier, sans enlever leur falzar. Non mais sans déconner, coupez-leur le jus bordel.
2003 – Album CD – Hell Attacks Productions
0/10

TENEBRARUM INFANTEUS – Sous les cendres

Mercredi, février 2nd, 2011

Les concurrents de René la Taupe

Qu’est-ce que j’ai fais? J’ai été méchant? Je suis puni? Pourquoi on m’envoie des trucs comme ça? Dans d’autres pays on enverrait en taule pour moins que ça. Explications : très belle pochette, nom à la connotation sombre, une idée folle germe dans mon esprit, du black UG va se dévoiler à mes sens pour ma plus grande satisfaction. Argh… notre quatuor hexagonal évolue plutôt dans l’électro pur, et non pas metal comme honteusement affirmé sur la fiche promo. D’ailleurs pour les diverses influences citées, pêle-mêle je cite le rock, l’EBM, le black (ahah plaisantins), on trouve que dalle ou alors on n’a pas écouté les mêmes trucs. Beating technoïde de rigueur, jusque là rien d’anormal, avec du chant féminin pas toujours juste, coupé parfois au chant black (façon Dani Filth en rythme de croisière), et quelques guitares reléguées en fond. Pas de riffing particulier à vrai dire, puisqu’elles servent uniquement de renfort sonore. Le côté metal est ténu, pour ne pas dire embryonnaire, mais ce n’est pas du tout ça qui me rebute. Ce sont surtout ces foutues mélodies cucul la praline qui me foutent la gerbe (au sens propre en plus) ; mélodies en plastique pour des chansons extrêmement redondantes. Le must ce sont les textes qui…non allez stop j’arrête là parce que ma langue de vipère va devenir langue de pute. Il y en a qui doivent aimer. Ici c’est pas le cas. Allez hop, ça dégage.
2011 – Album CD – M&O Music
0/10

TRANSCENDANCE – A letter from the lost days…

Mercredi, décembre 15th, 2010

La Poste aurait du perdre cette lettre...

Il est prolifique Sir Astaroth, non seulement il a beaucoup de groupes (one man band pour la plupart) mais en plus il compose beaucoup dans un laps de temps très court. Par contre on ne peut pas dire qu’il soit très porté sur la qualité de composition et d’enregistrement. Pour le projet dont il est question ici on se posera la question sur la légimité de l’existence de cette œuvre brouillonne et dispensable. Hautement dispensable, pour ne pas dire polluant la scène metal. Un pur rejeton de ce qu’a créé de plus ignoble la scène poliment appelée bedroom black metal. Plus les titres s’enchainent et plus on est ébahi par la faculté du « musicien » à mettre en musique l’absence absolue de talent. Une parfaite bande son de l’inutilité musicale, de la perdition totale d’intérêt, la merde auditive dans son plus pur élément (ou excrément c’est selon). Comment décrire l’indescriptible? Des titres d’une longueur incroyable (pourtant 7 minutes peuvent être courtes chez d’autres), entrecoupés d’interludes (ressemblant à des chutes de riffs non utilisés mais ici on récupère tout, on recycle toute la merde, l’inspiration tu comprends!) absolument risibles s’ils n’étaient pas autant de rallonges à un album déjà bien difficile à s’enfiler. Une production où les grattes sonnent de cette manière typique aux projets solos fait à l’arrache, son hyper abrasif avec une batterie éhontément poussée sur le devant au son également abominable. Le gars s’est surpassé dans la médiocrité, pas de doute là dessus, et le plus marrant c’est que chacun de ses projets a pondu un album pour disparaître dans les limbes du néant d’où ils n’auraient jamais du sortir. Au four.
2006 – Album CDr – Occultum Productions
0/10

FEARLOAD – Genesis

Lundi, novembre 1st, 2010

I can't compose

Les joies de l’UG c’est aussi ça, mettre le nez dans de l’authentique merde, et avec FEARLOAD quand on décide d’en faire, on ne fait pas semblant. Déjà, on propose 33 minutes, c’est dire s’il y en avait à expulser de la merde dans ce gros colon qu’ils appellent inspiration. Certains groupes sont insupportables de par leur minable production, d’autres par la platitude de leurs composition ou encore par du remplissage éhonté, FEARLOAD réussit le tour de force de cumuler tout ça. Le seul truc qui sonne presque correctement c’est la batterie, encore que pour les cymbales par moment c’est le même grief que pour les grattes, beaucoup de saturation témoignant de l’amateurisme de l’enregistrement. Les guitares sont tout bonnement insupportables, trop de basses, et pour balancer des riffs ridicules et plats, un vrai carnage de médiocrité. En plus de manquer d’inspiration, c’est mal branlé de toute part, les breaks sont à pleurer de rire, des enchainements foireux succèdent à d’autres sonnant à côté de la plaque. Et le groupe ose appeler ça un album? Y’a rien à en tirer, sauf peut-être par moment les crises de rire que provoque le chanteur notamment lorsqu’il répète «  Es ist Krieg  » dans le titre du même nom ou encore le solo de Rhein-Ruhr-Ripper (en fait, ce titre condense à peu près tout ce qu’on peut reprocher au groupe tant il exprime à lui tout seul la pauvreté musicale du groupe). Ridicule (je te conseille de trouver une photo du groupe, leur façon de se prendre au sérieux m’a achevé) en plus du reste, décidément ça en est trop. Fort heureusement le groupe a rapidement splitté ; malheureusement certains membres ont des side-projects.
2006 - Album CDr – Autoproduction
2007 – Réédition CDr – Deathbringer Records
0/10

TASMANIAC – Dernière chance

Dimanche, octobre 17th, 2010

Casse toi pov'con

Quel bel objet : un digipack au superbe design, avec un livret fourni, textes et photos, bref l’objet parfait à reluquer quand on écoute l’album. Le problème c’est que ça va vite tourner au cauchemar. TASMANIAC aurait pu être le RATM français, mais loin s’en faut, il va manquer beaucoup de choses. Passons très vite sur le côté instrumental, qui seul aurait pu être pas mal,sans toutes les digressions reggae/ragga, la production étant excellente, basse bien poussée en avant, grattes relativement acérées pour ce style et batterie clairement mise en valeur. Sans parler du chant qui occupe tout le devant, et c’est là que réside le problème. Ce chant dans sa majorité qui appartient à une autre sphère, n’ayant rien à voir de près ou de loin avec le metal, qui dénote négativement par ses accents raggae insupportables. Quelques fois la voix se fait plus aggressive, et là ça commence à me plaire, car le grain rageur soutenu se colle parfaitement avec la tonalité musicale. Le pire à vrai dire, ce sont les textes. Comme quoi, si certains pensent que ce n’est qu’un élément futile, je leur rétorquerai que c’est l’élément majeur d’autant plus quand la voix est sur le devant, comme si l’instrumentation n’était là qu’en support rythmique pour accompagner un chant débité sans relâche, pour ne pas dire matraqué, à la manière de rappeurs. La teneur des textes est effrayante de démagogisme, litanies bien pensantes, propagande d’extrême gauche qui tape sans cesse sur la soit disante honte d’être Français, qui me gonflent tout autant que celle des scènes d’extrême droite, RAC, oï! et tous ces trucs mal branlés qui font plus rire qu’ils n’éveillent les consciences. C’est le cas également ici, mais ça fait à peine rire ; et quelle portée temporelle que de chier allègrement sur Sarkozy, de parler de mettre des capotes, ou de soutenir Dieudonné? Et c’est quoi la prochaine étape, une chanson révisionniste? Certains textes auraient pu être pertinents, surtout mieux écrits, comme ceux sur la télé, mais au final, si cette zique me replonge dans un quotidien à gerber, quel intérêt ? Tout pue la récupération de charognards qui exacerbent les tensions en prétendant dénoncer des faits de société bien dans l’air du temps pour lesquels ils ne comprennent rien et doivent se renseigner à travers le prisme de ce qu’ils veulent bien comprendre ; on trouve toujours une presse qui voudra bien dire ce qu’on a envie d’entendre. C’est pareil pour les textes présentement torchés, ils raviront ceux qui pensent déjà comme eux, et énerveront au mieux ceux qui n’y verront que de la provocation facile. Pour ma part, ça me désole de voir que la liberté d’expression soit confondue avec la liberté de dire n’importe quoi. Dommage de mettre des moyens importants pour appuyer un moyen d’expression diamétralement opposé en qualité. D’autant plus que les morceaux de la 2e partie de l’album sonnent assez biens…pour ceux qui auront le courage de s’enfourner autant de leçons de morale manichéennes et bien pensantes. Le sticker sur le promo disait : interdit à la vente. T’inquiète pas coco, j’oserai même pas le donner à mon pire ennemi.
2009 – Album CD – Jaspri Prod
0/10