Written by Ennemi on février 27th, 2010

Le split qui tombe à pic
Y’a des chros on ne sait jamais comment les commencer. Je voulais m’en prendre éhontément à la pochette que je trouve assez piquante, mais finalement elle n’est que le support visuel dont tout le monde se frotte. Enfin bon elle fait mal aux yeux quand même. Bref. STUNTMAN ouvre les hostilités de ce split vinyl. Hostilité est le bon terme, car les trois titres de leur partie est bien bourrine, à la limite du chaos organisé, en grande partie grâce à une déstructuration efficace des tempos batterie et des cassures rythmiques aux guitares. Pour accentuer cet effet pas mal de larsens dans la tronche et une voix gueularde très puissante enfoncent le clou. C’est très bien branlé, sauf que il me manque un petit quelque chose d’accrocheur pour vraiment succomber. Certainement ce côté faussement (oui faussement, car la mise en place est nickel) déstructuré qui m’a rebuté un brin. Curieux de savoir si en live l’aspect chaotique prends le dessus. De l’autre côté c’est CHÈRE CATASTROPHE, trio instrumental. Urgh, exercice périlleux car dans ces formations là, ça doit soit cracher du riff qui tue, soit balancer une technique onaniste pour captiver l’auditeur. Ces titres correspondent à leur démo réenregistrée à l’occasion de ce split. Excellent feeling rock’n'roll, voir carrément stoner, pour virer par moment plus dans le hardcore. Bel exercice de voltige car les deux genres ne sont pas vraiment connexes. Des titres courts et percutants, mais pour lesquels une voix imbibée de whisky aurait été parfaite. C’est bien chaloupé et ça donne envie d’ouvrir des bières, d’enfourcher une bécanne et rouler sur tous les enculés qui te laissent pas rouler librement. Dommage donc que les titres soient dépourvus d’une voix velue qui permettrait de magnifier les titres. Mon cœur a chaviré de la première écoute à la rédaction entre les deux groupes pour finalement pencher vers CC. À titre d’info, pour les collectionneurs, 500 copies sont sorties, dont 200 colorées en vert.
Swarm of nails / Prototype Records
6,5/10 // 7/10
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Written by Ennemi on décembre 30th, 2009

Celtic canelloni
Formé en 1998, le groupe enregistre rapidement une démo qui remporte un vif succès, car sold out très vite après sa parution. Vient ensuite un album auto produit. Après quelques changements de line up, le groupe sort ce mini cd, Tràth na gaoth, signé sur un label ESB, promouvant les groupes attachés à la culture de leur pays. Je vais commencer par la seule chose qui m’a déplu : a courte durée. Bon 15 minutes ça fait une durée correcte pour un MCD, mais à l’écoute de cette galette j’ai été extrêmement déçu de ne pas pouvoir m’en mettre plus entre les oreilles. Car la musique est excellente ! Le premier titre attaque de façon merveilleuse avec des tonnes d’arrangements superbes donnant le ton : une musique emprunte de relents black mais qui reste raffinée, grâce à l’utilisation subtile d’un synthé, de quelques voix féminines superbes, de riffs magnifiquement ciselés, et de parties de basse bien placées. Et surtout l’utilisation parcimonieuse d’instruments plus enchanteurs telle que cette flûte qui sublime le break dans le 1er titre ! On soupçonne à un endroit une trace d’influence du dernier OPERA IX, mais ce groupe a déjà sa propre personnalité. Le second titre fait office quant à lui d’excellent interlude instrumentale. Le synthé est à l’honneur, et encore une fois la flûte qui est décidément fort bien utilisée, renforcé par quelques violons superbes. Le dernier titre fait timidement penser à du LUX OCCULTA, voir à un groupe de true black symphonique…genre que AISLING s’approprie pour retomber sur une musique qui lui sied à merveille…la montée mélodique se fait inéluctablement. Le combo prouve là que ses racines sont bien le black metal mais s’empresse d’ajouter les éléments qui lui sont propres (acoustique, chant féminins, synthés) sans oublier l’efficacité (notamment dans ce break mortel avec le couple basse batterie). Bref un excellent MCD d’un groupe qui se veut personnel (et qui l’est assurément) mais dommage que ce soit aussi court !!
East Border Sound
8/10
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Written by Ennemi on décembre 30th, 2009

Va te laver
Ah ! du hard rock, finalement j’ai cédé à la tentation des promos de PERVADE. La curiosité est un vilain défaut, peut-être, n’empêche que ça fait pas de mal d’écouter autre chose que du metal de gros bœuf. Le groupe revendique un héritage rock et hard rock (entre autres AEROSMITH, KISS, AC/DC - ce qui permet à la fange de situer le groupe), ce qui est bel et bien le cas, pour une fois qu’il n’y a pas tromperie sur la marchandise, crions le sur tous les toits. Par contre c’est pas du tout ma came. Le feeling est bien rock’n'roll, pas de doute là dessus, ça fait même plaisir de ressentir ces vibrations propre à ce genre quasi perdu ou perverti aujourd’hui par des eunuques pré-pubères, mais ça manque cruellement de niak. On a les relents de clopes, de whisky, il ne manque plus que la dope, la sueur et le sexe. La production est nickel, la clarté sonore de chaque instrument est nickel, dommage que la gratte ne soit pas un poil plus présente dans l’espace sonore, quitte à empiéter légèrement sur la basse, en tout cas ça donnerait un côté plus velu à l’ensemble. Même si ça m’a pas fait me relever la nuit, l’album s’enfile sans déplaisir (dans les esgourdes bien sûr), donne envie de boire une bière, ou plus, de fumer, raaa merde je fume pas, bon j’imagine le groupe en concert dans un bar, bordel on peut plus fumer dans les bars… bon avec des potes, des bibines, des clopes, des gonzesses sur les genoux, bref la parfaite bande son d’une bonne soirée. Je tirerai un titre du tout, Forever shine, plus accrocheur dans ses parties de guitare, notamment car dans une tonalité légèrement différente. Ils usent et abusent de certains clichés, mais pour les amateurs de hard rock ça devrait bien le faire.
Gofannon Records
5,5/10
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Written by Ennemi on octobre 5th, 2009

Krisprolls
Sur ce coup là je ne sais pas trop quoi dire. Un EP de doom instrumental façon PELICAN, avec des relents d’ANATHEMA. Sont finlandais. Pas mal d’utilisation de percussions, donnant une touche originale, bien que que ça ne soit pas l’attraction principale de la zique. Les riffs priment, et sonnent de manière assez mélodique et peu lourde pour du doom, bien que par moment, comme précisé auparavant, on a tout de même des touches ANATHEMA, seconde période quand la voix death n’était plus de mise. J’ai dit que c’était instrumental mais de temps en temps, en tendant bien l’oreille, on pourra distinguer quelques cris, certainement les zicos qui ont des crampes, ou une envolée lyrique féminine, mais c’est anecdotique, et ça épaissit l’ambiance. Face B les riffs proposés sont plus personnels et lorgnent plus vers le stoner/doom. Un bien curieux mélange, aux limites du metal à vrai dire, mais avec une personnalité déjà bien définie. L’utilisation ponctuelle du piano parachève l’ambiance qui se veut intimiste, ambiance qui prends plus d’ampleur encore lors d’une écoute nocturne. Mais depuis 2006 on ne les entends plus.
EDIT : merci aux fidèles lecteurs (hum) pour avoir apporté cette précision : le groupe a sorti un split avec GALACTICKA ! C’est beau et ça infirme ma supposition quant au silence supposé du groupe. M’enfin bon, à part ça…
Autoproduction
7/10
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Written by Ennemi on octobre 5th, 2009

La bonne vieille came
Avant de devenir DEAF DEALER (amusant non?), le groupe a sorti une démo en 1983, ça ne nous rajeunit pas dites donc. Enfin démo, plutôt album au vu de la durée de l’engin (56 minutes). NUCLEAR WAR NOW a eu la bonne idée de fournir en supplément du zine SNAKEPIT, cet EP contenant deux titres live, et donnant un bon aperçu de ce que pouvait être le groupe sur scène. Le son est quelque peu caverneux, m’enfin vu le contexte, ça sonne très bien, faudra juste pousser les potards pour tout bien capter. Bon, je suis pas fan un brin de heavy metal, mais celui de nos amis canadiens est tout de même loin des pédaleries douces qu’on nous sert aujourd’hui avec l’étiquette heavy. Les riffs sont solides, avec du solo en veux tu en voilà, et un chanteur qui s’égosille de manière convaincante. Je préfère d’ailleurs largement ses lignes de chant normales, parce qu’il monte aussi dans les aigües, et le chant criard heavy, c’est vraiment gay au possible. Sympa, les amateurs de heavy doivent y jeter une oreille, ça leur fera pousser une nuque longue comme au temps jadis.
Nuclear war now! productions
7/10
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Written by Ennemi on octobre 1st, 2009

Lentement mais surement
Oui le groupe a pris le temps, mais il a bien fait. 5 démos depuis 1996 et enfin un album en 2009. Par contre ça va heurter les fans de metal conventionnel et encroûtés dans les années 80-90, parce que là c’est assez moderne sans toutefois tomber dans les travers trop mainstream qui polluent les écuries allemandes (pas de pub pour eux bouh!). Pour être précis ça sent le metal moderne de la fin 90 début 00. Ce qui nous ramène quand même 10 ans en arrière argh. Leur thrash se teinte de multiples influences, parmi lesquelles des traces de NAILBOMB (notamment avec certains backings terribles qui rappellent le grand Cavalera), et même de GRIP INC., période Nemesis, sur Social unrest. Des relents de ces groupes ça ne peut être que bandant. Par contre pour débander sec, y’a la voix clair qui est absolument hors sujet, même si son côté Loez de SUP adoucit mes propos, il n’en reste pas moins que sans on s’en serait porté que mieux. Ceci dit le chanteur a une voix bien granuleuse, on sent que les glaviots tapissent sa gorge, et sa voix principale a même un grain original ; par contre la voix aiguë donne l’impression que quelqu’un lui marche sur les balloches. Hey les gars arrêtez vos conneries, y’en a qui vont le payer le cd. Au rayon zicos, rien à jeter, notamment le bassiste qui compose les titres. Bonne présence sonore et bonnes interventions le mettant à l’honneur au moins autant que le riffing bien puissant. Et comme c’est du metal moderne, la production est bien épaisse, faisant la part belle aux basses, ce qui ajoute de l’épaisseur aux riffs plombés et aux structures privilégiant l’efficacité. Un album vraiment séduisant, malgré quelques trucs énervants (les voix claires).
Pervade Productions
7,5/10
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Written by Ennemi on juin 28th, 2009

L'aube rouge
Mes collègues m’ont chambré avec ce groupe car je cite “Oué espèce de connard c’est du brutal death de merde, viens pas pourrir notre FAZ avec ça”. Ok gentlemen, je fais fi de votre exaspération et colle mon avis sur le oueb. Je connais pas le passé de CARNAL LUST, mais si jamais ils ont officié dans un créneau plus que casse-grain, aujourd’hui on peut dire que les influences du death notamment polonais ont donné une texture attrayante au groupe. En effet, la 1ere écoute m’a fait penser au BEHEMOTH dernière époque, pas forcément aussi péteux dans le branlouillage technique, mais plutôt dans la fusion parfaite entre le death technique et l’agressivité evil. J’espère que eux ne mettent pas de jupes de travelos en sortir de la gay pride comme les polacks. On trouvera également des influences proches de la scène suédoise (pas Götebeurk) dans certaines tournures de riffs plus accessibles. Il en résulte un album énorme, alternant les parties en mode rouleau compresseur et celle en mode rafale de mitrailleuse. Le plus important est de constater la présence de vrais bons gros riffs accrocheurs ; denrée rare dans les créneaux du brutal metol. Les morceaux sont variés tout en gardant une certaine cohérence dans la façon de nous matraquer la tronche, ici et là de timides mélodies, le saint riff reste cependant le moteur de la troupe. Gros travail de production tout à fait convenable, même si dans les blasts c’est la batterie qui a tendance à prendre le devant de la scène au détriment des grattes. Le groupe se fend d’une reprise de THE CURE, où le chanteur nous montre l’étendue de ses capacités, rassure toi, pas de quoi enfiler son tutu rose. Bonne surprise, n’en déplaise aux personnes restées focalisées sur les débuts du groupe.
Thundering Records
8/10
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Written by Ennemi on juin 12th, 2009

Où sont mes lunettes?
Troisième offrande des américains, ce disque balaie pas mal de groupes supposés concilier le death metal et les mélodies. En effet VEHEMENCE ne tombe pas dans l’écueil propre aux suédois, à savoir la niaiserie écrasant la brutalité primaire du death. Soit, le death de VEHEMENCE n’est pas brutal, quoique le titre de leur première démo réenregistré nous montre que ces messieurs savaient composer du death typiquement américain, mais il reste suffisamment agressif dans sa totalité pour plaire même aux détracteurs de musique mélodique. Les vocaux alternent voix death puissante et vocaux légèrement moins gutturaux, voir hurlés sur certains passages, les musiciens sont très bons, comme on est en droit de l’attendre dans ce type de réalisation, le tout porté évidemment par une production excellente. Alors pourquoi ne pas avoir mis une note plus élevée ? Tout simplement parce que l’album me paraît long, trop long…ce “trop long” se transformant en “gavant”, voir “pénible” sur la fin…Il me semble que plus on tire sur la fin, moins les titres s’avèrent percutant. Néanmoins cet album reste une bonne offrande de death mélodique et une judicieuse alternative au death bourrin sans queue ni tête ou au death (qui n’a de death que le nom) suédois.
Metal Blade
6/10
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